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Allemagne du Nord, fin du XIVes.-début du XVes. Bronze, H. 35 cm, L. 38 cm, ép. 15 cm Nantes, Musée départemental Dobrée.

Allemagne du Nord, fin du XIVes.-début du XVes. Bronze, H. 35 cm, L. 38 cm, ép. 15 cm Nantes, Musée départemental Dobrée.

Le Lai d’Aristote
Gravure d’un maître anversois du XVIe

 

« Aristote enseignait la sagesse à Alexandre. Craignez la femme! disait-il sans cesse. Son élève aimait alors passionnément une jeune Indienne et Aristote voulait l’en détacher. Cette dernière, prévenue par Alexandre, résolut de se venger en séduisant le vieux barbon. Aristote ne tarda pas à être pris dans les filets de l’enchanteresse, qui lui déclara qu’elle ne serait à lui qu’après avoir chevauché sur son dos. C’était dur, mais ce philosophe morose était follement épris. Il céda. Sellé, bridé, il se transforma en quadrupède. La maîtresse d’Alexandre se mit en selle, et lorsqu’elle tint Aristote en cette posture ridicule, elle se mit à chanter un lai d’amour. Aussitôt, Alexandre apparut et se moqua de ce grotesque équipage. Le philosophe s’en tira par une spirituelle moralité : “Avais-je raison? Voyez comment l’amour change en bêtes les gens d’esprit!” »

Aristote mélancolique : La jeunesse perdue du philosophe dans le « Lai d’Aristote »

Le Lai d’Aristote ne met pas seulement en scène le débat de la clergie et de l’amour et ne fait pas que chanter le triomphe de la ruse féminine sur l’esprit d’analyse : celui que le Moyen Âge a appelé « Le Philosophe » par excellence nous y est aussi présenté comme un personnage complexe, pris dans un moment de doute, à la fois philosophique et existentiel. L’histoire de ce doute, lointainement annonciatrice du « Faust » goethéen, la figure d’Aristote dans le texte d’Henri d’Andeli — (de son vrai nom Pierre-Alexandre Héron) — entre en résonance avec d’autres figures de clercs tourmentés du XIIIe siècle, à commencer par le Théophile de Rutebeuf, auteur avec qui le parisien Henri d’Andeli présente plus d’une analogie. Le lai d’Aristote parle de la place de la courtoisie-repoussoir, palliatif ou antidote? En même temps que son rapport à la mélancolie, sentiment pour l’analyse duquel le Moyen Âge s’est précisément toujours référé à... Aristote!

Allemagne du Nord, fin du XIVes.-début du XVes. Bronze, H. 35 cm, L. 38 cm, ép. 15 cm Nantes, Musée départemental Dobrée.

Allemagne du Nord, fin du XIVes.-début du XVes. Bronze, H. 35 cm, L. 38 cm, ép. 15 cm Nantes, Musée départemental Dobrée.

Aquamanile : (aqua et manus) désigne en archéologie un bassin et une aiguière pour se laver les mains
L’aquamanile était un objet usuel au Moyen Âge : il contenait l’eau destinée au lavage des mains. Le sommet de la tête s’ouvre pour recevoir l’eau qui se déverse ensuite par un robinet placé sous la gorge d’Aristote. Son usage était donc tant profane que religieux (rappel de la liturgie : lavabo inter innocentes...). L’iconographie de celui conservé au Musée départemental Dobrée illustre le lai d’Aristote, dont la version la plus connue est celle d’Henri d’Andeli, datant de la première moitié du XIIIe siècle. Aristote reproche à son élève Alexandre de délaisser ses études pour l’amour d’une courtisane, Phyllis. Celle-ci, désireuse de se venger, résolut de séduire le philosophe qui se laissa chevaucher par elle, sous les quolibets d’Alexandre. 

Ainsi est illustré le triomphe de la passion sur la sagesse, ou des sens sur le discernement. Ce thème fut traité plus d’une fois à la fin du Moyen Âge : il faut citer les aquamaniles de même sujet au musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg, aux musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles et au Metropolitan Museum of Art à New York, ce dernier étant très proche de l’exemplaire du Musée départemental Dobrée.

Le lai d'Aristote est également traité sur une des tapisseries de la Tenture des Amours de Gombault et Macée, conservée au musée de Saint-Lô.

Le lai d'Aristote est également traité sur une des tapisseries de la Tenture des Amours de Gombault et Macée, conservée au musée de Saint-Lô.

Le Lai, est un chant, pièce de poésie fort en vogue chez nos anciens poètes. Le mot était à peu près synonyme de fabliau. Le lai était primitivement un récit de grands et nobles faits ; puis il devint un conte, une nouvelle quelconque, où le merveilleux se mêlait presque toujours aux événements historiques. On le chantait en s’accompagnant de la harpe ou de la rote. II n’avait pas, à la vérité, la forme lyrique favorable à la musique, et n’était point divisé en stances ; mais le chant n’était probablement qu’une sorte de déclamation rythmée. L’abbé de La Rue donnait aux lais une origine armoricaine ; Ampère les rapporte plutôt à la Germanie, soit à cause des allusions aux croyances scandinaves qu’ils renferment, soit pour la ressemblance du mot lai avec les mots leoth en saxon et lied en allemand. Quoi qu’il en soit, les lais bretons, qui ont inspiré bon nombre de romans de la Table ronde, ne nous sont point parvenus généralement dans la langue originale ; des traductions les ont sauvés de l’oubli. Un des anciens lais français est le Lai du prisonnier ou d’Ignaurès, par Renaud, lequel remonte au moins à l’an 1200 ; il a été publié par Monmerqué et Francisque Michel (Paris, 1832, in-8 °). Parmi les Trouvères qui ont écrit des lais, nous citerons Marie de France, Christine de Pisan, Froissart, Guillaume de Machau, Eustache Deschamps. Beaucoup de compositions de ce genre sont anonymes. Les écrivains des âges suivants y ont souvent puisé : ainsi, le Lai du Frêne est le premier type de la nouvelle que Boccace a composée sous le titre de Grisélidis ; Marmontel, dans son conte du Philosophe, a imité le Lai d’Aristote d’Henri d’Andeli. 

L’ancien lai était une suite de vers de 8 pieds ; mais, le chant appelant la forme lyrique, il devint une sorte de romance, et fut alors partagé en stances. Au XIVe siècle, il se composait ordinairement de 24 stances, ayant chacune 4 , 6 , 8 ou 12 vers, sur deux rimes au plus. Souvent ces vers étaient coupés de deux en deux par un vers plus court. En voici un exemple : 

Sur l’appui du monde 
Que faut-il qu’on fonde 
D’espoir ? 
Cette mer profonde, 
En débris féconde, 
Fait voir 
Calme au matin l’onde, 
Et l’orage y gronde Le soir.

Quand, après la première stance, on faisait virer (tourner) les grands vers en petits, et les petits en long, la pièce devenait un Virelai. Au XVIe siècle, ces modifications avaient enlevé au lai son caractère primitif ; ce n’était plus qu’une forme poétique, à laquelle on renonça bientôt. Victor Hugo, dans son drame de Cromwell, a écrit la ballade du fou sur le rythme d’un lai.

 

◦ Le Lai d’Aristote de Henri d’Andeli, éd. Maurice Delbouille, Paris, Les Belles-Lettres (Bibliothèque de la Faculté de philosophie et lettres de l’Université de Liège, 123), 1951, 109 p.

Auteur inconnu.

Auteur inconnu.

La Bataille des Vins de Henri d’Andeli

Henri d’Andeli, clerc poète du XIIIe siècle est notamment l’auteur du célèbre Lai d’Aristote, de la Bataille des VII Ars et la Bataille des Vins, poème de deux cent quatre octosyllabes à rimes plates.
Cette bataille des vins se déroule à la table du roi de France Philippe, c’est-à-dire de Philippe-Auguste, dont plusieurs témoignages confirment qu’il était passablement porté sur la boisson. Le roi a envoyé partout ses messagers rassembler les meilleurs vins blancs, que le poète énumère complaisamment. Un prêtre anglais, revêtu de l’étole, et dont le français fortement anglicisé est supposé produire un effet comique, excommunie les mauvais vins ou les chasse à coups de bâton. Ceux qui restent en lice ne tardent pas à se disputer la préséance et, nous dit le poète, ils en seraient venus aux mains si les vins avaient des mains....

Bibliographie

Les dits d’Henri d’Andeli suivis de deux versions du Mariage des Septs Arts ; Alain Corbellari 
Éditeur : Honoré Champion (1 janvier 2003)

Collection : Traductions des classiques du Moyen Âge
Format : Broché — 125 pages
ISBN : 2 745 309 005

Présentation de l’éditeur :
Alors que jusqu’au XIIe siècle les clercs étaient liés à la mouvance monastique ou, au mieux, à la sociabilité curiale, la naissance des Universités leur donne l’occasion de participer enfin à la vie de la cité. C’est ainsi que se développe, dans la France du XIIIe siècle, une tendance « cléricale » de la littérature vulgaire profane, qui se donne pour tâche de remettre en question, souvent avec humour, les catégories du savoir médiéval, et dont les plus fameux représentants restent Rutebeuf et Jean de Meun. Mais ces deux auteurs n’épuisent pas la vitalité du mouvement et d’autres textes de la même mouvance méritent d’être relus, en particulier ceux d’Henri d’Andeli, auteur d’une génération plus âgée que Rutebeuf et qui pourrait bien être l’un des initiateurs de cette poétique nouvelle. On trouvera ici, traduits et commentés, les quatre Dits qui lui sont attribués (dont le fameux Lai d’Aristote), ainsi que deux versions, l’une due à Jean le Teinturier d’Arras, l’autre à un auteur anonyme, du Mariage des Sept Arts, poèmes ressortissants, comme La Bataille des Vins et La Bataille des Sept Arts d’Henri d’Andeli, à ce que l’on pourrait appeler « l’allégorie amusante » et qui figurent probablement, sans préjudice d’enjeux plus sérieux qui ont pu en déterminer l’écriture, parmi les plus anciennes et les plus réjouissantes productions de l’humour estudiantin.

Les Dits d’Henri d’Andeli ; de Henri d’Andeli, Alain Corbellari (sous la direction de)
Éditeur : Honoré Champion (1 janvier 2003)
Collection : Les Classiques Français du Moyen Âge
Format : Broché — 228 pages
ISBN : 2 745 307 754

Présentation de l’éditeur :
Actif entre 1220 et 1240, Henri d’Andeli est le premier en date des écrivains parisiens. Si on connaît bien son Lai d’Aristote, dont on trouvera ici la première édition synoptique de l’ensemble de la tradition manuscrite, sa Bataille des Vins et sa Bataille des Sept Arts sont moins connues et c’est dommage, car elles restent des fleurons de l’humour médiéval, la première constituant un inappréciable témoignage sur le vignoble français du XIIIe siècle, la seconde se situant à mi-chemin de l’allégorie et du canular estudiantin. Le Dit du Chancelier Philippe, enfin, apporte un éclairage précieux sur une des grandes figures des tout débuts de l’Université parisienne. Tout à tour subtil, ironique et émouvant, Henri d’Andeli est un grand auteur méconnu. La seule édition compte de ses Dits datait de 1880 ; la présente publication reprend le dossier à nouveaux frais pour le présenter pour la première fois selon des normes éditoriales modernes.

Biographie de l’auteur
Alain Corbellari est maître-assistant de littérature médiévale à l’Université de Lausanne. Il a déjà publié une grande biographie de Joseph Bédier, Joseph Bédier écrivain et philologue Genève, Droz, 1997, et de nombreuses contributions sur la littérature médiévale, sur histoire de la philologie et sur la réception du Moyen Âge dans la modernité.

Œuvres de Henri d’Andeli, trouvère normand du XIIIe siècle, publié avec introduction, variantes, notes et glossaire, éd. Alexandre Héron, Rouen, Cagniard, 1880, cxxi + 207 p.

Henri d’Andeli, Oeuvres, publiées avec introduction, notes et glossaire, éd. Alexandre Héron, Paris, Claudin, 1881 [réimpr. : Genève, Slatkine, 1974], cxxi + 207 p.

Le Lai d’Aristote de Henri d’Andeli, éd. Maurice Delbouille, Paris, Les Belles-Lettres (Bibliothèque de la Faculté de philosophie et lettres de l’Université de Liège, 123), 1951, 109 p.

Henri d’Andeli, La Bataille des vins, édition avec introduction, notes, glossaire et tables, éd. Albert Henri, dans Bulletin de la classe des lettres et des sciences morales et politiques, Académie royale de Belgique, 6e série, t. II, nos 6-9, 1991, p. 203-248.

Les Dits d’Henri d’Andeli, éd. Alain Corbellari, Paris, Champion (Classiques français du Moyen Âge, 146), 2003, 229 p.

Corbellari, Alain, « Aristote le bestourné. Henri d’Andeli et la “révolution cléricale” du XIIIe siècle », Formes de la critique : parodie et satire dans la France et l’Italie médiévales, éd. Jean-Claude Mühlethaler, Alain Corbellari et Barbara Wahlen, Paris, Champion (Colloques, congrès et conférences, 4), 2003, p. 161-185.

 

En plus : La bataille des vins.

Le titre, la Bataille des Vins, évoque bien entendu d’autres batailles poétiques, et particulièrement la Bataille des sept Arts du même auteur. Ces batailles dérivent des psychomachies, dont la première et la plus illustre est celle de Prudence, et qui connaissent un grand succès dans les littératures latine et vernaculaire...

Présentation du roi Philippe Auguste

 

« Voulez-vous ouir grande fable
Qui advint avant hier sur la table
Du bon roi qui eut nom Philippe
Qui volontiers mouillait sa pipe
Du bon vin qui était du blanc.
Il le trouvait gentil et franc
Et proclamait son amour
Pour le bien et pour la douceur
Que le vin possédait en lui.
Et en buvait, même sans soif. » 
Convocation au grand tournoi
des vins de France 

 

« Notre roi fort courtois et sage
Monde à tous ses messagers,
D’aller les meilleurs vins chercher,
Qu’il pourrait sur terre trouver. » 

Défilé des vins 

« D’abord manda le vin de Chypre
Ce n’était pas cervoise d’Ypres
Vins d’Alsace et de Moselle,
Vins d’Aunis et de la Rochelle,
De Saintes et de Taillebourg,
De Milan et de Trenebourg,
Vins de Palme, vin de Plaisance,
Vins d’Espagne, vins de Provence,

De Montpellier et de Narbonne,
De Béziers et de Carcassonne,
De Moissac, Saint-Emilion,
Vins d’Orchaise et de Saint-Yon(1),
Vins d’Orléans, vins de Jargueil,
Vins de Meulan, vins d’Argenteuil,
Vins de Soissons, vins d’Hautviller,
Vins d’Epernay le Bachelier,
Vins de Cézanne et de Samois,
Vins d’Anjoie et du Gatinois,
D’Issoudun et de Châteauroux,
Et aussi vins de Trilbardou,
Vins de Nevers, vins de Sancerre,
Vins de Vézelay, vins d’Auxerre,
De Tonnerre et de Flavigny
De Saint-Pourçain, de Savigny,
Vin de Chalblis et vin de Beaune,
Ce dernier vin n’est pas trop jaune,
Mais plus vert que corne de bœuf,
Le reste ne vaut pas un œuf.
Tous vinnent en grand cortège,
Sur la table, devant le roi,
Et comme Dieu parle au Cygne
Chacun des vins se fit plus digne
Pat sa bonté, par sa puissance,
D’abreuver bien le roi de France. » 

Discussion et mérites vantés
Concurrents dépréciés :
vins d’Ile de France

« D’abord parla vin d’Argenteuil
Qui fut clair comme larme d’œil,
Et dit qu’il valait mieux que tous,
» Tais-toi, bête fils de putain « ,
Lui dit le vin de Pierrefitte,
Tu joues à ta défaite
Car ici tes trèves sont défaites
Je vaux beaucoup mieux que vous
A témoin les vins de Marly,
De Dueil, de Montmorency » 

Vin d’Ile de France 

« Sang-Dieu, dit le vin de Meulan,

Argenteuil, je suis fort dolent
Que tes compagnons tu méprise
Sache que nous nous en plaignons
Avec Sire Crouy de Saissons
Les vins de Laon et de Tausons
Ces vins qui passent Vermandois
Et doivent sièger sous dais » 

Vins de Champagne 

« Epernay dit à Hautviller,
Argenteuil veut trop ravaler
Tous les vins de cette table » 
« Tu fais trop le connetable
Nous passons Châlons et Reims,
Nous ôtons la goutte des Reins,
Nous éteignons toutes les soifs » 

Vin d’Alsace

« Sur ses pieds saute vin d’Alsace,
Gentil vin qui convient au roi.
» Epernay tu es déloyal
Tu n’as droit de parler en cour.
Moi les peuples je secours.
Entre moi et ma Demoiselle,
Longue tonne de la Moselle.
Nous secourons les Allemands,
Nous faisons ce que nous voulons.
Des Colognois prenons l’argent
Dont nous nourrissons notre peuple.

Vin de la Rochelle 

« Vous l’Alsace, vous la Moselle,
Si repaissez le peuple d’Herr
Moi, j’abreuve l’Angleterre,
Bretons, Normands, Flamands, Gallois,
Les Ecossais, les Irlandais,
Les Norvégiens et les Danois.
Au Danemark va mon empire
Des vins je suis la zibeline
Je rapporte tous les Sterlings. » 

Vins du  Berry 

« Chauvigny, Morichard, Lassaye
Châteauroux et Busançais
Montmorillon et Issoudun
Vinrent en groupe devant le roi,
Pour abattre la jactance
De tous les bons vins de France » 

Réponse des vins d’Ile de France 

aux attaques

« Les vins français se défendirent
Et, courtoisement, répondirent :
Si nous êtes plus forts que nous,
Nous sommes savoureux et doux.
Nous ne causons nulle tempête
Aux cœurs, aux corps, aux yeux, aux têtes
Mais les vins de Saint-Bris et d’Auxerre
Mettent sur la paille leurs buveurs. »

« On voyait les vins dispute
Et chacun sa force avirer
Et chacun mener sa défense
Sur la table devant le roi
Tant et si fort, je le sais bien,
Que s’ils avaient eu pieds et moins
Ils se seraient entretués
Le roi n’aurait pu l’empêcher
Lui qui assistait au combat... » 
Le roi du blanc bien se paya
Et chacun des vins essaya »

Arrêt du roi

« Le roi couronna les bons vins
A chacun il donna un titre
Du vin de Chypre il fit un pape
Qui resplendit comme une étoile.
Il fit Cardinal et légat
Le si gentil vin d’Aquilat.
Je fit trois rois et puis trois comtes
Et tant il allongea son compte
Qu’il fit douze pairs de France
Qui du roi ont la confiance » 

Qualités thérapeutiques 
du bon vin vantées 

« Qui aurait un vin nommé pair
A prix d’or ou à prix d’argent
Sur sa table, à son dîner,
S’en verrait fort bien arrangé
Jamais maladie il n’aurait
Jusqu’au jour où il mourrait » 

Conseil de Modération 

« Qui n’a pas mieux il n’a pas tort,
Si avec femme il dort.
Vin roturier, vin pair, vin clerc,
Prenons le vin que Dieu nous donne. »

 (1) Localités en italique appartenant à l’ancien département de Seine et Oise.

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