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Les idées fausses : besoin ou réalité psychique...
« Pour faire illusion aux autres, il faut être capable de se faire illusion à soi-même, et c’est un privilège qui n’est donné qu’au fanatisme et au génie, aux fous et aux poètes».
                                                           Charles Nodier

   En ce jour de la Saint-Valentin je privilégie une approche sentimentale du vaste problème des idées fausses. Or, dans le domaine sentimental, les idées fausses participent d’un besoin humain fondamental. Appliqué au domaine des sentiments, l’idée fausse a reçu un nom précis : on l’appelle le bovarysme. Le drame de Madame Bovary, c’est précisément d’être trompée par ses sentiments. Tout d’abord, Emma Bovary se trompe sur le compte de son mari Charles qu’elle croit être un grand médecin, alors qu’il s’avère un médiocre médecin de campagne qui mutile un patient en ratant une opération…Puis, elle se trompe au sujet de ses amants de passage qui abusent de sa naïveté pour des rapports sexuels sans lendemains ! L’idée fausse qu’Emma Bovary se fait de l’amour est d’autant plus pathétique qu’elle est la dupe d’elle-même. Le drame d’Emma Bovary, c’est d’avoir à la fois une imagination débordante et une sensualité dévorante. De par son imagination, Emma rêve d’une vie plus exaltante à travers des aventures sentimentales. Mais du fait de sa sensualité, Emma ne peut s’empêcher de passer à l’acte charnel avec des hommes qui ne l’aiment pas mais qui veulent simplement jouir d’elle.  Le philosophe Georges Palante a très bien analysé ce syndrome du bovarysme dans son livre La philosophie du bovarysme. Palante distingue un bovarysme psychologique d’un bovarysme métaphysique plus radical. Emma Bovary est la figure emblématique du bovarysme psychologique qui se manifeste par le désir romanesque de vivre une autre vie pour échapper à l’ennui de l’existence réelle. Mais la désillusion de cette idée fausse conduit Emma Bovary au suicide. Georges Palante, atteint de bovarysme métaphysique se suicide également pour ne pas avoir supporté une existence au sein de laquelle le désir vient perpétuellement se fracasser contre le principe de réalité…
   Dans son livre Mensonge romantique et vérité romanesque, René Girard fait une lecture du bovarysme légèrement différente que celle de Georges Palante. Girard nous rappelle la crise quasi-mystique faite par Emma Bovary dans sa jeunesse. Or, pour lui, le bovarysme participe d’une volonté de divinisation par le moi, une volonté voué à l’échec. Le bovarysme serait en quelque sorte une manifestation particulière de ce que j’ai appelé métaphoriquement le Complexe de Dieu. A travers l’adultère, c’est comme si Emma se donnait l’illusion d’être la réalisatrice de sa propre existence. Or, c’est une telle logique qui était déjà à l’œuvre dans le donquichottisme ; Don Quichotte étant par excellence la figure de l’être qui vit sa vie par procuration en cherchant à imiter les exploits du h éros du célèbre roman d’Amadis de Gaule. Emma Bovary comme Don Quichotte sont des figures littéraires qui illustrent bien la théorie girardienne de désir mimétique. Madame Bovary cherche ainsi à vivre la vie des héroïnes des romans d’amour qu’elle dévore au fil de ses journées interminables.
   Pour conclure, je dirais que l’idée fausse est un besoin psychique vital qui peut cependant s’avérer mortel si elle s’accompagne d’un esprit de sérieux. L’idée fausse doit rester un jeu artistique avec le réel pour bénéficier de son incontestable effet thérapeutique. C’est la grande idée bergsonienne de la fonction fabulatrice qui vient compenser l’effet déprimant de la réalité à travers l’illusion dont nous ne sommes pas dupes…  


Bibliographie : Paul  Palante, la philosophie du bovarysme – René Girard, Mensonges romantiques et Vérités romanesques
Jean-Luc  Berlet.

Les idées fausses besoin ou réalité psychique…


Avant de continuer je présenterai rapidement ce que réalité psychique veut dire C’est un concept psychanalytique qui désigne les désirs inconscients et les fantasmes, qui dans le psychisme du sujet présentent une cohérence et une persistance comparables à celles de la réalité externe. (C’est la réalité « objective ». Elle préexiste au sujet qui la perçoit ou non : culture, langage, personnalité des proches, apparence physique. Elle est extérieure au sujet. Cette réalité psychologique peut être l’objet de connaissances. Les psychologues vont essayer de comparer la situation avec leurs connaissances et elle peut faire l’objet de recherches.)
Cette définition m’a permis de comprendre comment  se sont effondrées toutes me croyance et idées reçues. Mes idées reçues fausses ou pas, n’ont pas été entretenue, mais aussi constamment remis en cause jusqu'à leur disparition complète.
L’individu est un être social, certains phénomène que l’on observe sont des phénomènes sociaux, même si l’observation se fait sur un plan individuel. Pourquoi parle je d’un être social ? Un être social pour deux raisons, on naît en société que cela nous plaise ou pas ; on naît dans un milieu ou des normes, des règles, des croyances, des mœurs, sont déjà installés et profondément encrées dans le fonctionnement de celui-ci. Notre arrivée exige d’un autre point de vue un autre paquet de croyances et des attentes qui se portent sur nous, notre arrivée n’est jamais sans bouleversement d’une ampleur plus ou moins importante. Et dans ce bain déjà construit nous arrivons et tout ce monde tellement bien construit et structuré, a travers des histoires joliment prononcées, a travers des images rassurantes et belles, a travers des vérités de vécu transmis de génération en génération, dans ce monde tellement beau ou tout est clair, ou réponse existe a chaque chose ; il suffit d’écouter et comprendre, ou il suffit de demander et apprendre, ou tout est accessible et clairement visible et l’invisible même devient visible, nous nous structurant. La remise en question dans ce bain de croyances semble difficilement faisable.
La confrontation semble la seule issue et celle-ci peut être effectuée de différente manière ; le voyage était ma manière a moi, c’était mon cheminement de pensée, qui m’amène a mon questionnement aujourd’hui. Mes croyances, mes préjugés, et les idées reçues, étaient de nature différente,  avant mon arrivée en France avant de prendre l’avion et de débarquer dans ce monde qui en apparence n’est pas tellement différent de mon monde a moi, mais la partie imaginaire, ce imaginaire collectif se différencie a tel point que mes croyances, mes idées reçues précédemment devaient être oubliées pour pouvoir m’adapter aux nouvelles. Deux monde complètement différent, chacun d’eux basées sur une quantité d’information véhiculé à travers les génération, et structurant chaque nouvelles génération, tout en gardant une base, le fond ou l’idée principale et modifiant les petits détails en s’adaptant a chaque nouvelle génération.
Ce sont des idées reçues qui dépendent d’un milieu social, d’une culture, qui deviennent les bases de la pensées, ce sont les futures préjugés, les croyances, qui nous structurent et nous guident, en quelque sorte c’est le passeport d’identité interne, nécessaire finalement a un individu, nécessaire a la société dans laquelle il vit.
Cependant une modification reste possible ? Mais que se passe-t-il dans ces cas-là… Modifier ou remettre en cause les croyances, les bases de son monde psychique, c’est remettre en, question fondamentalement notre identité, et remettre notre identité en cause revient a se mettre en danger, cela reviendrait à détruire les bases pour les reconstruire d’une manière rationnelle. Cette reconstruction risque d’être vouée à l’échec…. La question de la religion se pose. Mais aussi celle de Dieu qui serait l’image qui rassemble toutes les croyances, et idée crée, des idées non-fondées, qui naissent pour donner une explication a tout ce qui nous entoure,  aux choses inexpliquées, qui sont différentes selon les époques, les cultures qui évoluent avec l’évolution de la science et cette dernière ce prête à devenir la nouvelle idée de Dieu, l’image de la vérité et de la toute puissance.
Ma pensée arrive à cette question que je me pose aujourd’hui, d’où viennent les idées fausses, pourquoi s’entretiennent t-elles, sont  elle rationnellement fondées, peut-on les remettre en question.
Pour vous donner un exemple de la confrontation des idées reçues avec d’autres idées reçues, je vous parlerai d’un réalité objective ; Les premiers Dieu auxquels j’ai été confrontée étaient les Marabouts dans une ville africaine, ils prenaient une telle importance, une telle puissance, qu’ils étaient les porteurs du savoir, de l’amour, ceux qui offraient les enfants, ceux qui guérissaient toutes les maladies, les porteurs du bonheur, mais aussi du malheur…Leurs compétences et leurs puissances étaient celles d’un Dieu, tout puissant et ne serait, ne pourrait et je crains fort qu’il ne faudrait remettre en question cette croyance, Le deuxième Dieu qui s’est présenté le long de mon apprentissage était Un Dieu Orthodoxe, un Dieu blanc, un Dieu qui prenait une toute aussi grande place dans la vie des gens, une importance, un puissance, représentant la loi du bien, celle du bonheur, de l’amour, la promesse du Paradis, celle de la peur… Comme ci une seule chose suffisait pour tout expliquer tout comprendre, pour rassurer accompagner, suivre, être présent tout en étant absent. Une présence de Dieu qui apparaît comme choisie, un Dieu présent lors d’un besoin d’y croire, et souvent absent lorsque tout va bien…  .Le troisième Dieu était le Dieu catholique, de couleur, car  Dieu a crée l’homme à son image, et en Afrique coloniale catholique, le Dieu était un Dieu de couleur, un Dieu tout bon, qui malgré la famine, les maladies, la morts, le niveau de vie faible trouve sa place, un Dieu qui tout en étant là, n’est pas là. Dieu ne serait plus là pour punir, ceux qui volent tuent ou violent, Dieu serait là pour permettre, a ceux qui sont bon de se venger avec leurs propres moyens, la loi du talion rentre en jeu.
Le nombre de Dieu dont ont a entendu parler, serait un seul, celui de cette puissance qui reste inconnue a l’homme, une puissance qui est réelle existe et qui serait la base de toutes les croyances.
Après m’avoir confronté a toutes ces images de Dieu, et avoir crue a tous ces gens persuadés, que leur religion est la seule vraie, que leur Dieu est unique, ou leurs Dieux sont unique, j’ai pu remettre en question mes propres croyances, ma propre religion et réfléchir à l’idée de Dieu comme image, comme nécessité de son existence sous-différente forme, l’une des formes serait l’athéisme, aujourd’hui la science, demain… Qui sait ?
La question que je me pose est Pourquoi, ce besoin de donner une réponse, de vouloir tout expliquer, tout comprendre, tout maîtriser en détriment de la réalité, qui devient juste un outil, une base une possibilité de créer et entretenir une information fausse qui sera semblable a celle dont elle provient uniquement au niveau de la base de celle-ci ? D’où vient ce besoin ?

Comment s’entretiennent elles, peut-on les remettre en question, et cette remise en question serait elle un danger ; de perte de repère, un danger de la création de nouvelles….
Ce qui se produit de plus en plus c’est la remise en question de la religion, je souligne bien la religion et non pas de Dieu, mais elle se voit remplacée par d’autres croyances, de l’ordre de la puissance de la science qui donnerait toutes les réponses à toutes les questions. Le scientifique devient une vérité absolue, scientifique égale a prouvé, prouvé devient une vérité absolue.
 …Mais n’oublions pas que d’un point de vue scientifique le prouvé reste vrai jusqu’à ce que une nouvelle théorie discrédite l’ancienne, et que chaque théorie ou formule mathématique peu avoir son contraire qui serait tout autant vrai et scientifiquement prouvé…
Mais ma question n’est pas là, la question est d’où vient ce besoin de tout expliquer…

Je parle de tout cela, pour pouvoir expliquer d’où m’est venue l’idée de ce sujet si vaste et malgré l’apparence un sujet qui pour moi présente une impossibilité d’être traité.

Il parait toute fois intéressant de se poser la question ; d’où viennent les idées reçues qui soulignant le ; ne sont pas forcement fausses, car toute idée reçue a une base de vérité sur laquelle elle s’appuie qui est loin de suffire pour prouver son authenticité, mais suffisante pour créer une base réelle qui peut par la suite devenir une idées fausse.
Comme Schopenhauer le dit si bien « Il n’y a en effet aucune opinion, aussi absurde soit-elle, que les hommes n’aient pas rapidement adoptée dès qu’on a réussi à les persuader qu’elle était généralement acceptée. »
Cette réalité qui prouve que les idées comme les informations mondialement acceptées deviennent rapidement acceptées par quiconque, je me demande le poids que prennent les informations divulguées mondialement, que deviennent les information véhiculées par la télé, la radio, que deviennent les informations véhiculées par les journaux en deux mots que font les médiats avec notre monde ? Que fait le net aujourd’hui, ce sont des questions que je me pose et qui m’inquiète.
Je me demande est ce que l’on est pas victime, de notre propre mode de fonctionnement. Est-ce que nous remettons en question systématiquement une information aux infos de 20 heures, pour la plupart d’entre nous, il me semble non. Et Pourquoi nous n’avons pas l’automatisme de la remettre en question immédiatement après l’avoir reçue…
Là se situe mon questionnement ! Est-ce que c’est un besoin d’y croire pour pouvoir avoir une base, quelque chose de sur, qui serait la connaissance, si l’on remettait en cause chaque information reçue nous aurons peut-être pas ou peu de repère. Est-ce un besoin fondamental, une base sur laquelle pourrait grandir notre propre fonctionnement et cheminement de pensée. Je ne dirai pas que les medias véhiculent des informations fausses, non tel propos ne serait pas fondé, je dirai juste que les medias cible l’information qu’il veulent faire passer, ce qui justement peut être la base même d’une  idée fausse, car la première condition est remplie, c’est celle qui exige un fondement réel, et le deuxième aussi, une généralisation de ce fondement réel sur la totalité. Qui est aussi la base même des préjugés, ce qui pourrait être aussi une idée fausses. «Le caractère universel d’une opinion n’est ni une preuve ni même un critère de probabilité de son exactitude. » Schopenhauer.
Il me paraît intéressant d’évoquer les nouvelles idées fausses qui se diffuse sur le net, elle existe pour la simple et unique raison, qu’elle sont fondée sur une idée vrai et cette idée vraie est amplifiée jusqu'à la transformation de cette dernière en idée fausse…
La question que je me pose est, est ce qu’elles existeraient toujours si ce n’était ce besoin profond de la part des gens d’y croire et adhérer a ces informations comme si celle si remplissaient un besoin absolu, et prenait la place du manque d’information que les gens ne peuvent acquérir par manque d’intérêt, manqua de temps où tout simplement manque de cette dernière (information)….
Le processus de la création des fausses idées est un processus très complexe qui trouve ces racines dans le besoin de l’être humain de tout expliquer, même des domaines qui lui sont hors porté, comme de nombreux domaines des phénomènes naturel, Mais pourquoi ce besoin de tout expliquer ? la question est vaste, ce ne serait une simple curiosité, je ne pourrai rentrer dans les détails, cela ne révèle pas de ce sujet.
Tout expliquer est la première démarche vers une future idée fausses, qui serait une idées reçue pour la génération suivante, la deuxième serait le manque d’information, et en suite l’existence d’au moins un indice basé sur une logique qui permettrait la création de l’idée, de la croyance, aujourd’hui, des mythes avant, mais aussi les mœurs font parti de ce processus complexe… Une boucle qui semble ne pas avoir de fin, qui semble avoir commencé, au moment ou la réflexion a pu s’installer chez l’être humain…
Toute fois les idées fausses, évoluent, elles s’adaptent a l’évolution de la société, a l’évolution de la technologie, a l’évolution des connaissances, dans tous les domaines.
Aujourd’hui sur le net circule les fameux hoax, qui sont des informations fausses, périmées ou invérifiables ; propagée spontanément par les internautes. Il peut concerner tout sujet susceptible de déclencher une émotion positive ou négative chez l'utilisateur : alerte virus, disparition d'enfant, promesse de bonheur, pétition, etc. Outre la définition complète d'un.
« Un exemple récent serait le mélange de coca-cola light et de mentons provoquerait la substance chimique toxique qui aurait causé la mort d’un élève de collège de Sao Paulo. Les sociétés concernées refusent d’informer les consommateurs, il faudrait alerter vos correspondant. »
Contrairement a ce qui est affirmé dans le message en circulation, il n’y a pas eu de décès d’un élève du collège après l’ingestion de coca-cola et Mentos, il n’y a pas non plus une production d’un substance chimique toxique lors du mélange : le phénomène est réel mais la cause est physique, la surface particulière de bonbons dragéifiés provoquant un dégazage rapide du CO2 contenu dans la boisson, d’autant plus spectaculaire que le liquide est contenu dans un récipient dont l’ouverture est e taille réduite et le risque qu’un telle réaction se produise dans le tube digestif est nul. C’était un exemple qui peut très bien, nous illustrer comment se crée une idée fausse et ce du a une réalité un phénomène existant qui serait la réaction physique, transformée en chimique et en plus toxique et ce côté toxique relevé d’un cas réel pour sembler authentique la mort d’un enfant, une information qui pourrait être facilement être discréditée, si la personne l’ayant reçue a les connaissances suffisante ou arrive a avoir la capacité a la remettre en cause , une information qui existera tant que les gens l’entretienne.


Maria Lalova

(café-philo du Saint René le 24 /01/ 07
Tag(s) : #Textes des cafés-philo

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