Partager l'article ! La mort, la sauvage…"Le Christ mort" D'Holbein: Sauvage, son antonyme ne sera pas apprivoisé mais domestique, qui appartient à la demeure ...
Á partir du Christ mort de Hans Holbein, on peut penser la mort. Ce
tableau est peint en 1522. Ce lui qui en parle le mieux est Le Prince Muychkine, bien qu’il ne puisse rien en dire. C’est lorsqu’il voit une reproduction du tableau chez son ami Parfione
Semionovitch Rogojine qu’il s’exclame :
L’Italie à la même époque, entoure le christ, le mort, le cadavre de personnages
plongés dans la douleur, aussi bien que dans la certitude de la résurrection. Holbein laisse le cadavre seul, coupé de nous par le socle, sans aucune échappée vers le ciel, le plafond de la niche
descend bas trop bas pour pouvoir se relever. Il est un mort inaccessible, sans aucun au-delà. Une manière de voir l’humanité à distance, jusque dans la mort. Comme Erasme a vu avec distance la
folie. Une nouvelle morale repose dans cette peinture.