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« Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » Paul (2 Corinthiens XII, 10)

La célèbre formule de Paul a fait couler beaucoup d’encre et…de sang ! Avant même de chercher à comprendre le sens de cette formule paradoxale, il faut s’expliquer sur le renversement des termes que j’assume pleinement…En effet, dire que je suis fort parce que je suis faible ne signifie pas la même chose que le mot précis de Paul : « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort ».  Le mot de Paul est un hymne à l’humilité en pleine période de persécutions à son encontre. Paul est d’autant mieux placé pour comprendre le paradoxe insoutenable de l’existence, ayant été lui-même le plus féroce persécuteur des chrétiens avant son incroyable conversion qui l’a transformé en infatigable propagateur de la nouvelle foi.  Sa parole, c’est aussi un rappel du paradoxe sublime de la croix qui a permis l’apparition du plus grand mouvement de foi jamais observé à partir de la mort misérable d’un innocent sur une croix. C’est d’ailleurs à ce même Paul que le christianisme doit le dogme de la résurrection du Christ, certainement le plus grand coup de force jamais opéré dans l’Histoire de l’Humanité. S’il est un philosophe qui a parfaitement compris le génie de Paul, c’est bien Nietzsche. Car, derrière l’apparente haine de Nietzsche contre le christianisme, il y a une admiration pathologique pour ce qu’il considère comme la plus grande de toutes les supercheries !  Car, à l’opposé de Paul, Nietzsche n’a-t-il pas été un homme faible qui a fait l’apologie de la force? Et Nietzsche n’a-t-il pas précisément été fort parce que faible ? La force de Nietzsche n’a-t-elle pas résidé dans la sublimation intellectuelle de sa faiblesse physique, le philosophe de la grande santé ayant été un grand malade jusqu’à sa mort ? Enfin, n’était-il pas écrit à l’avance que l’auteur du Complexe de Dieu ne pouvait pas faire autrement que de retenir la phrase de Paul à l’envers, donnant ainsi raison à Nietzsche pour qui aucun homme ne peut supporter de ne pas être un dieu ?
Pour mieux comprendre la phrase de Paul ainsi que son inversion par Jean-Luc, il faut passer par Martin…Luther a en effet profondément médité la parole de Paul pour se la réapproprier d’une façon déjà très existentielle. Le thème luthérien de la faiblesse salutaire de la chair était déjà présent chez Paul qui était en proie à de nombreuses tentations. Or, Luther a compris que la faiblesse de la chair pouvait être un moyen utilisé par la Providence divine pour humilier l’orgueil de son Elu. De fait, s’il n’avait pas engrossé la nonne Catherine Bora alors qu’il était moine à Wittemberg, Luther n’aurait jamais eu le courage de défier l’Eglise de Rome. C’est ainsi que le jeune moine défroqué a développé son concept de la pecca fortiter, le péché qui fortifie paradoxalement le croyant en humiliant son orgueil. C’est à peu près la même idée qu’on retrouve dans la célèbre métaphore de Luther : « La raison est la putain du Diable » Cette phrase est généralement réduite à une métaphore un tantinet grivoise pour fustiger l’orgueil de la raison humaine qui croit pouvoir se passer de la foi. Ce n’est pas faux, mais cela ne doit pas faire oublier la fascination qu’avait Luther pour cette putain de raison ainsi que pour ces putains que le Christ avait tant aimé ! Avec un peu plus d’audace encore, Luther aurait pu évoquer la putain de Dieu à travers la figure de cette femme pleurant aux pieds du Jésus dans une posture pour le moins sensuelle pour implorer son pardon. Si la raison est la putain du Diable, ne doit-on pas soutenir que la foi est la putain de Dieu ? Or, la prostituée n’est-elle pas l’être le plus paradoxal qui soit, à la fois objet du plus grand mépris et de la plus folle adoration ? Le terrible secret gardé dans sa tombe par le grand penseur de la foi, Kierkegaard, ne réside t-il pas dans une telle prise de conscience. L’espion de Dieu n’a-t-il pas mis le doigt sur le point faible du Système. Son secret non divulgué ne fait-il pas la force extraordinaire de cet auteur trainé dans la boue par ses contemporains ?   
     
                                          café philo du 22 avril 2009 au St René
 Jean-Luc Berlet

  1. ὅταν γὰρ ἀσθενῶ, τότε δυνατός εἰμι.
  2. car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort
  3. Paul seconde Êpitre aux Corinthiens 12 10

« Un pharisien, nommé Gamaliel, docteur de la loi, estimé de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin, et ordonna de faire sortir un instant les apôtres. Puis il leur dit: Hommes Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à l'égard de ces gens. Car, il n'y a pas longtemps que parut Theudas, qui se donnait pour quelque chose, et auquel se rallièrent environ quatre cents hommes: il fut tué, et tous ceux qui l'avaient suivi furent mis en déroute et réduits à rien. Après lui, parut Judas le Galiléen, à l'époque du recensement, et il attira du monde à son parti: il périt aussi, et tous ceux qui l'avaient suivi furent dispersés. Et maintenant, je vous le dis ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d'avoir combattu contre Dieu ». (Ac 5, 34-39).

  1. διὸ εὐδοκῶ ἐν ἀσθενείαις, ἐν ὕβρεσιν, ἐν ἀνάγκαις, ἐν διωγμοῖς καὶ στενοχωρίαις,
  2. ὑπὲρ Χριστοῦ· ὅταν γὰρ ἀσθενῶ, τότε δυνατός εἰμι.
  3. C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort.
  4. Γέγονα ἄφρων· ὑμεῖς με ἠναγκάσατε· ἐγὼ γὰρ ὤφειλον ὑφ’ ὑμῶν συνίστασθαι.
  5. οὐδὲν γὰρ ὑστέρησα τῶν ὑπερλίαν ἀποστόλων, εἰ καὶ οὐδέν εἰμι·
  6. J'ai été un insensé : vous m'y avez contraint. C'est par vous que je devais être recommandé, car je n'ai été inférieur en rien aux apôtres par excellence, quoique je ne sois rien.
  7. τὰ μὲν σημεῖα τοῦ ἀποστόλου κατειργάσθη ἐν ὑμῖν ἐν πάσῃ ὑπομονῇ, σημείοις τε καὶ
  8. τέρασιν καὶ δυνάμεσιν.
  9. Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

L’homme dieu s’est sacrifié pour les hommes. L’une des raisons du succès de la secte chrétienne est la figure du Seigneur, son autorité, son charisme. Autorité, car ne nous y trompons pas nous ne sommes pas encore ici à l’époque de saint Bernard ou de saint François d’Assise.
Ce qui exalte c’est sa nature surhumaine, nature annoncée par les prophètes, démontrée par les miracles et l’enseignement du maître. Ce n’est pas la victime expiatoire, le sacrifice du crucifié qui faisait les conversations, mais le triomphe sur sa mort.
Á travers l’épopée historico métaphysique de la création et de la rédemption, avec ces clairs obscurs, on savait d’ou l’on venait et vers quoi on allait. L’homme a reçue sa vocation sublime
  1. « Nous ne sommes pas du temps pour être ensuite dissous par le temps. »
  1. Actes d’André.
Nous sommes en quelques sorte des prétendants à la grandeur bien plus nous appartenons à celui qui nous prend en pitié.
Dieu analyse tout le Monde et lui prépare une destinée sublime. Alors en s’humiliant devant cette divinité aimante, on appartenait à son haut projet. On s’avoue pêcheur devant sa grandeur on offre un cœur contrit (psaume) et on reconnaît par là la souveraineté pour la louer ou l’exalter.
Les réponses du « christianisme » suscite des interrogations plus grandes que le paganisme et plus personnelles que celle de l’intellectualisme impersonnel du néoplatonisme. Notre existence n’est plus un passage entre deux néants, alors que les sectes philosophiques en restaient la à l’image de l’épicurisme ou du stoïcisme.

On ne peut pas être disciple au fils sans qu’existe quelque part un maître ou un père.

Le second livre des Maccabées nous apprend que la résurrection sera possible mais collective. La résurrection est la récompense promise aux justes qui ont acceptés le martyr pour ne pas renier leur dieu. Résurrection collective au moment du jugement dernier lors de l’établissement du royaume de dieu sur terre.
La novation théologique chrétienne, est d’affirmer  que la résurrection individuelle de Jésus est une résurrection anticipée. Elle fait signal, elle annonce qu’il vat revenir bientôt pour prononcer le jugement dernier et restaurer le royaume. Au temps des juifs du temps de Jésus, le royaume de Dieu évoquait une intervention divine visant à libérer son peuple, elle annonçait l’instauration d’un monde nouveau conforme aux prophéties. Tout laisse à penser que cet espoir était l’espoir même de Jésus
  1. « Cette génération ne passera pas sans que tout cela ne soit arrivé »
  2. Marc 13,30.
Aussi dans les écrits de Pierre :
  1. « La fin de toute chose est proche. »
Les « chrétiens » attendent la parousie, la visite solennelle.
Paul dans la première épître aux Corinthiens (1 Co 16,22)
  1. « Maran athan » Seigneur vient
Dans l’épître aux Thessaloniciens
  1. « Vous savez vous même que le jour du seigneur arrive. »
  1. « Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen! Viens, Seigneur Jésus! »
Ap 22, 20


Saint Paul à pour nom de son vivant Saül mais les chrétiens on retenu Paul ou saint Paul. Il serait né vers 10 à Tarse, en Cilicie, aujourd’hui en Turquie.
  1. « Je suis juif, reprit Paul, de Tarse en Cilicie, citoyen d'une ville qui n'est pas sans importance. » — (Ac. 21, 39).
Il serait mort vers 65 à Rome. Selon le livre des « Actes des Apôtres » et ses Épîtres, il se revendique comme l'un des apôtres de Jésus qui, quelques années après sa mort, sa résurrection et son ascension, lui serait apparu.
  1. Παῦλος δοῦλος Χριστοῦ Ἰησοῦ, κλητὸς ἀπόστολος, ἀφωρισμένος εἰς
  2. εὐαγγέλιον θεοῦ,
  3. Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l'Évangile de Dieu.
  4. Êpître aux Romains 1 .1
Les Épîtres pauliniennes donnent quelques renseignements sur leur auteur :
  1. « Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benjamin. » (Rom. 11:1).
  2. « Moi, circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d'Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l'Église ; irréprochable, à l'égard de la justice de la Loi. » — (Phil. 3:5).
  1. « Je suis juif, né à Tarse en Cilicie ; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui » (Act. 22, 3).
Il aurait été, vers douze ou treize ans, envoyé par ses parents à Jérusalem, pour suivre la carrière de scribe et aurait été instruit par Gamaliel. L'expression « aux pieds de Gamaliel » peut aussi signifier que Paul a reçu une éducation selon les principes de ce maître pharisien connu pour une certaine ouverture.
Rabban Gamaliel l'Ancien est le petit-fils de Hillel, fils de Shimon ben Hillel. Il devient président du Sanhédrin à la mort de Shammaï. Gamaliel est mort vers 50, avant la destruction du Temple.
Rabban Gamliel parsème les pages du Talmud. Trois lettres ont été conservées de lui : deux portent sur la dîme destinée au Temple, la troisième concerne l'intercalation du mois [AdarI,richone] supplémentaire de l'année embolismique. Parmi les Mishnayot qui lui sont attribuées, citons en une :
  1. « Prends-toi un maître, éloigne-toi du doute et ne donne pas la dîme par approximation ».
  2. (Pirké Avot 1, 16) :

Paul fit preuve d'un zèle profond pour sa religion (le judaïsme enseigné selon la tradition des pharisiens) et rejoignit les rangs des persécuteurs des premiers dis
ciples de Jésus de Nazareth. Selon les Actes des Apôtres (ch. 6 et 7), il participa à cette époque à la lapidation d'Étienne, même si lui-même n'en touche pas un mot.
Il aurait obtenu des lettres de recommandation pour rechercher et persécuter les chrétiens à Damas. Selon les Actes des Apôtres, au cours du voyage pour s'y rendre, il rencontra Jésus ressuscité (vers 33). Il sortit de cette rencontre profondément bouleversé et définitivement persuadé que celui qu'il persécutait était le seigneur donné par Dieu pour le salut de son peuple. Ce bouleversement se manifesta sous la forme d'une chute (on ne parle pas de cheval) et par la perte totale de la vue. Trois jours plus tard, il reçut le baptême au nom du Christ par un disciple vivant à Damas, du nom d'Ananie. Il se présente alors lui-même comme un apôtre du Christ, et comme le bénéficiaire de la dernière apparition de Jésus (1 Co 15,8).
À cette époque, l'enseignement s'adressait principalement aux Juifs que l'on cherchait à convertir. Aux yeux des premiers chrétiens, qui se sentaient encore juifs, les incirconcis étaient des personnes peu fréquentables, voire impures, et le message du Christ semblait ne pas leur être destiné. Paul, à la suite de Barnabé, alla prêcher chez eux.
Son engagement auprès des gentils et ses convictions religieuses lui attirèrent l'inimitié de certains juifs. Il fut arrêté à Jérusalem et manqua d'être lynché. Arrêté par les Romains, il argua de sa Civis Romanus Sum (citoyenneté romaine) pour être jugé non par le Sanhédrin mais par le gouverneur. Celui-ci l'emprisonna durant deux ans à Césarée. Puis, sur la demande de Paul, il fut conduit à Rome pour comparaître devant l'empereur. La fin de sa vie reste obscure : les Actes des Apôtres se terminent brusquement sur l'indication qu'il est resté deux ans à Rome en liberté surveillée. Il serait mort en 64 lors de la persécution des chrétiens ordonnée par Néron, à moins que, relâché, il ait continué ses activités missionnaires avant d’être de nouveau arrêté, ramené à Rome puis décapité en 67.
  1. « On raconte que, sous son règne, Paul eut la tête coupée à Rome même…» (Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, II, XXV, 5)
ὅταν γὰρ ἀσθενῶ, τότε δυνατός εἰμι.
De quelle façon Paul se présente à nous :
  1. Παῦλος δοῦλος Χριστοῦ Ἰησοῦ, κλητὸς ἀπόστολος, ἀφωρισμένος εἰς
  2. εὐαγγέλιον θεοῦ,
  3. Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l'Évangile de Dieu.
  4. Êpître aux Romains 1 .1
Une histoire de virgule.
La virgule après Iesous implique une scansion qui séparant doulos de klétos renvoie ce dernier à apostolos « serviteur du christ Jésus, par vocation ». Mais rien n’empêchait une scansion tel que si nous prenons l’interprétation de Giorgio Agamben nous obtenions :
  1. « Paul, appelé  comme serviteur du Christ Jésus, séparé comme apôtre pour l’annonce de Dieu » Le temps qui reste page19.
Traduction ou interprétation autorisée par la lecture de l’affirmation paulinienne.
  1. « Je ne suis pas digne d’être appelé apôtre c’est-à-dire envoyé ». 1 Cor 15,9.
Mais au final peut importe l’une ou l’autre scansion car il faut entendre l’assertion de l’épître aux romains proféré en un seul souffle déroulant : servitude, vocation, envoi, séparation.
Le nom ou la nomination de Paul peut nous éclairer pourquoi passer de Saül à Paul. Passer d’un nom juif à un nom romain. Doit-on considérer cette nouvelle nomination comme un nouveau nom ou comme un surnom, signum ou supernomen. Quelles sont les raisons pour lesquelles le jeune juif qui portait le super nom biblio-palestinien de Sha’ul ce qui soulignait l’origine de sa famille parmi la tribu des Benjamin, reçoit ou se donne ce surnom latin inhabituel.
Il arrive que l’auteur d’un texte c
hange de nom, même au cours de la narration. Miguel de Cervantès qui déclare que le véritable auteur du roman qu’il est entrain d’écrire est Cid Hamet Ben Engeli qui en arabe veut dire « fils de cerf ».
Il faut dire que pour un connaisseur du texte biblique en hébreux ou en grec le principe de la métanomasie est fréquente. Genèse 17,5 Dieu lui-même intervient pour changer les noms d’Abraham et de Sarah en y ajoutant à chacun une lettre.
  1. « Ce qui semblait une simple adjonction de lettre produit en réalité une nouvelle harmonie. Au lieu de produire le petit, elle produit le grand ; au lieu du particulier, l’universel ; au lieu du mortel, l’immortel. » Philon
Saulos aussi, en changeant une seule lettre à son prénom, c’est-à-dire en changeant le sigma par le pi, pouvait avoir en tête, selon l’auteur des actes, une nouvelle harmonie. Saulos est en effet un nom royal et l’homme qui le portait était supérieur à tous les autres juifs non seulement en beauté mais en grandeur. Dans le coran Saul est dit Talut (le grand). Le passage du sigma au pi signifie alors le passage du royal à l’infime, de la grandeur à la petitesse. En latin Paulus veut dire petit négligeable. Ce que confirme l’écriture, en effet dans 1Cor 15,9 Paul se définit comme : « le plus petit des apôtres.
Saulos qui et Paulos contient donc une prophétie onomastique. La métanomasie met en œuvre l’intransigeant principe messianique, énoncé par l’apôtre, qui veut que, dans les jours du messie, les choses faibles et ayant peu d’importance prévaudront sur celles que le monde considère comme fortes et importantes 1Cor 1,27 :
  1. « Dieu à choisi… les choses faibles de ce monde pour confondre les fortes…les choses qui ne sont pas pour rendre inopérante celles qui le sont »
La confirmation du sens messianique de la métanomasie est confirmé par la lecture du verset que l’on commente le nom de Paulos est associé à doulos, l’esclave, le serviteur. Dans l’antiquité le esclaves n’ont pas d’identité dans le Cratyle (384d) on peut lire :
  1. « Nous changeons les noms de nos esclaves, sans que le nom de remplacement soit moins juste que le précédent. »
Au moment où l’appel (la vocation) le transforme lui qui est homme libre, en « esclave du messie », l’apôtre doit, tout comme un esclave perdre son nom.
  1. Παῦλος δοῦλος Χριστοῦ Ἰησοῦ, κλητὸς ἀπόστολος, ἀφωρισμένος εἰς εὐαγγέλιον θεοῦ.
κλητὸς, appelé qui se trouve exactement au centre des dix mots que compose l’assertion, le verset, représente le pivot central qui renvoyé aussi bien à la première moitié, celui qui était libre devient l’esclave du messie, qu’à la seconde, celui qui n’est pas digne d’être appelé apôtre est séparé en tant que tel.

Qu’est ce que prendre un maître ?


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