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Olivier Razac Histoire politique du barbelé : la prairie, la tranchée, le camp
La Fabrique - 15 avril 2000 |
En un peu plus d'un siècle, le barbelé est devenu un symbole universel d'oppression, de tyrannie et de violence. Surgi en Amérique du Nord comme un dispositif destiné à contenir les troupeaux et éloigner les Indiens, il a trouvé son emploi massif dans la guerre de tranchées entre 1914 et 1918, puis à nouveau dzans les archipels concentrationnaires du monde entier tout au long du XXè siècle. D'une efficacité maximale pour un prix minimal, le barbelé figure -pour le pire- parmi les inventions qui jalonnent l'histoire du siècle. Ses emplois trahissent, bien longtemps avant la maladie de la vache folle, l'un des secrets les mieux gardés de l'économie biopolitique moderne: ce qui s'applique aux troupeaux s'applique à l'homme aussi."Nous périrons tous en cœur avec plaisir en somme, dans un monde que nous aurons mis cinquante siècles à barbeler de contraintes et d'angoisse.(Céline, discours à Zola). |
Témoins du futur : Philosophie et messianismede Pierre Bouretz
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Guerres d'ampleur inconnue, rêves d'émancipation brisés, extermination : le XXe siècle a été le cimetière du futur. Il y a des témoins : de Hermann Cohen à Emmanuel Lévinas, d'Ernst Bloch à Leo Strauss, de Franz Rosenzweig à Gershom Scholem, de Walter Benjamin et Martin Buber à Hans Jonas, ils sont allemands d'origine ou de culture, juifs et philosophes. Leur formation, leurs préoccupations et leur orientation parfois s'opposent mais souvent se croisent : entre l'engagement sioniste et des formes hétérodoxes de marxisme, dans la redécouverte de traditions cachées de l'histoire juive, au carrefour de l'éthique et de la métaphysique. Ils ont en commun d'avoir contribué à introduire dans la philosophie une dimension messianique inédite. La raison en est que, à un moment donné de leur critique du monde comme il va, l'expérience historique s'est dressée comme un obstacle qu'il fallait se résigner à accepter ou tenter de surmonter pour dégager un nouvel horizon, tourné vers le futur, ouvert à l'utopie, en un mot messianique. Les plus grands de leurs prédécesseurs avaient annoncé le désenchantement du monde et proposé d'en payer le prix : leurs œuvres portent la trace d'une morsure du nihilisme. Eux se sont risqués à la résistance et au sauvetage des promesses du monde : c'est la lumière messianique qui éclaire leur œuvre. Thèses de Walter Benjamin sur l'histoire, principe de responsabilité envers les générations futures chez Hans Jonas, redéfinition par Emmanuel Lévinas des formes de l'éthique, voici quelques-unes des problématiques qui irriguent désormais la philosophie. Comment comprendre le paradoxe de ces pensées dont l'écho est d'autant plus universel qu'elles se sont faites d'abord plus juives |
Les Lumières du messianisme (Broché)de Pierre Bouretz
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La délicatessede David FoenkinosPrésentation de l'éditeurIl passait par là, elle l'avait embrassé sans réfléchir. Maintenant, elle se demande si elle a bien fait. C'est l'histoire d'une femme qui va être surprise par un homme. Réellement surprise. La délicatesse est le huitième roman de David Foenkinos. Il a publié notamment Le potentiel érotique de ma femme et les séparations. Ses livres sont traduits en plus de quinze langues. |
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Les Aimantsde Jean-Marc ParisisPrésentation de l'éditeur
" Ava était-elle si exceptionnelle ? N'ai-je pas croisé pendant toutes ces années d'autres femmes
comme elle, essentiellement disposées à la beauté, à la vérité ? Je ne le pense pas, Ava était vraiment incomparable. Mais, admettons. Il faut alors croire que j'aurai tenu ces autres
femmes à distance. Car ce n'était plus l'heure : j'avais déjà rencontré Ava, j'étais dans son orbite. Toute vie est soumise aux lois de l'attraction. Ava aura polarisé la mienne très
tilt, à un âge oit certains corps sont très sensibles à la lumière. Ma vie avec elle, en sa présence, fut ma jeunesse, puis ma vie d'homme, jusqu'à maintenant. Ille nia grandi. Comme
nous axions le mente âge et que l'attirance était réciproque, il se peut aussi qu'elle ait tiré quelque force de moi pour se maintenir à l'altitude qui était la sienne. Aujourd'hui le
ciel est vide. J'aurais aimé raconter une autre histoire, mais c'est tout ce qu'il m'en reste, et je n'en reviens pas ".
Biographie de l'auteurJean-Marc Parisis a notamment publié Depuis toute la vie (2000), Physique (2005) et Avant, pendant, après (prix Roger-Nimier 2007). |
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A la rentrée le mercredi 16 septembre à 19h15, Raphaêl Prudencio traitera du sujet suivant:
La vie est-elle conservatrice?
Voici quelque lecture, plus particulièrement celle des textes de Bichat. Commentaire sur son œuvre« Le physiologiste Bichat, gloire de l'École de Paris (1771-1802), n'était pas romantique, mais vitaliste ; en réaction contre le physicalisme matérialiste ambiant, il professait la spécificité irréductible de la vie, faussée par la méthode d'analyse et le vocabulaire utilisé pour l'étude des phénomènes vitaux. « La science des corps organisés doit être traitée d'une manière toute différente de celles qui ont les corps inorganiques pour objets. Il faudrait, pour ainsi dire, y employer un langage différent ; car la plupart des mots que nous transportons des sciences physiques dans celles de l'économie animale ou végétale nous y rappellent sans cesse des idées qui ne s'allient nullement avec les phénomènes de cette science. Si la physiologie eût été cultivée par les hommes avant la physique, comme celle-ci l'a été avant elle, je suis persuadé qu'ils auraient fait de nombreuses applications de la première à la seconde, qu'ils auraient vu des fleuves coulant par l'excitation tonique de leurs rivages, les cristaux se réunissant par l'excitation qu'ils exercent sur leur sensibilité réciproque, les plantes se mouvant parce qu'elles s'irritent réciproquement à de grandes distances, etc. (...) La physiologie eût fait plus de progrès si chacun n'y eût pas porté des idées empruntées des sciences que l'on appelle accessoires, mais qui en sont essentiellement différentes. La physique, la chimie, etc., se touchent, parce que les mêmes lois président à leurs phénomènes ; mais un immense intervalle les sépare de la science des corps organiques, parce qu'une énorme différence existe entre ces lois et celles de la vie. Dire que la physiologie est la physique des animaux c'est en donner une idée extrêmement inexacte ; j'aimerais autant dire que l'astronomie est la physiologie des astres. » (*) Bichat, mort en 1802, ne peut pas savoir que le parti pris antiphysicaliste dont il évoque la possibilité est justement celui qu'adopte à la même époque la Naturphilosophie romantique à l'école de Schelling.»(*) Xavier Bichat, Recherches physiologiques sur la vie et la mort, 1800, 1e partie, article 7, par. 1 ; réédition 1852, p. 58-59
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Une synthèse des dernières recherches sur la vérité historique de la Bible dans laquelle l'auteur montre les limites de l'archéologie et réfléchit sur les motivations et l'identité des auteurs des livres bibliques. Quatrième de couverture
Le récit biblique est depuis longtemps l'objet de polémiques. La controverse qui naguère portait
sur la Genèse et l'Exode s'est déplacée vers les livres historiques, notamment les livres des Rois et la période de David et Salomon, pour des raisons à la fois scientifiques,
politiques et religieuses.
Yaacov Shavit présente ici les recherches les plus récentes et analyse les enjeux de ces débats. Montrant à la fois l'apport de l'archéologie et ses limites, il propose également une réflexion sur les auteurs des livres bibliques : qui étaient-ils ? Quelles étaient leurs sources ? Pour qui écrivaient-ils ? Avec clarté et érudition, ce livre s'efforce de dégager, au-delà des interprétations théologiques, ce qui fait le noyau historique des récits bibliques.
Reliure : Poche Page : 172 p |
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Vrin, « Matière étrangère ». 224 p., 12,5 × 18 cm. ISBN : 978-2-7116-1884-2
L’auteur mène une analyse de la perception, au travers des notions d’invisible et d’intangible, et envisage la possibilité d’une phénoménologie imaginaire
– si ce n’est de l’imaginaire. Les anges, l’homme invisible, le yéti, Dracula, et même aussi Dieu, ou bien les robots et les ordinateurs, sont en effet des êtres possibles, qui ont de
fait une portée ontologique et peuvent par suite énoncer une propriété de l’existence. La thèse est donc simple : notre imaginaire, depuis le début du XIXe siècle, est structuré par l’opposition entre deux figures, le vampire et la machine.
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Du Moyen Age jusqu'à la fin du XIXe siècle, le nuage hante le ciel de la peinture occidentale. Moins qu'un motif descriptif, le nuage constitue un élément
de la sémiotique picturale, un graphe dont les fonctions varient avec l'époque. A l'origine utilisé à l'imitation des machines de théâtre, pour faire apparaître le sacré dans le réel
(ascension du Christ, visions mystiques), il joue un rôle plus ambigu à la Renaissance, au moment où le modèle perspectif assure la régulation : le nuage vient alors masquer
l'irrepresentable infini, en même temps qu'il le désigne, assurant ainsi l'équilibre paradoxal d'une institution picturale intimement liée aux conditions de la science. Ce qui est finalement tenté ici, c'est, à travers un inventaire des fonctionnements successifs du signifiant "nuage", une redistribution critique des domaines et des rôles assignés à l'art, à la science et à l'idéologie dans une structure de représentation: élément pour restituer à l'histoire de Part sa dimension systématique et matérialiste. |
Ontologie du secretde Pierre Boutang
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Penser le Coran.Mahmoud Hussein.
Broché: 192 pages Editeur : Grasset & Fasquelle (14 janvier 2009) Langue : Français |
Mahmoud Hussein est le pseudonyme commun de Bahgat Elnadi et Adel Rifaat. Politologues français d’origine égyptienne, ils ont publié
ensemble des ouvrages qui ont fait date, de La lutte de classes en Egypte (Maspéro, 1969) et Versant sud de la liberté (La Découverte 1988) à Al-Sîra (2 tomes, Grasset, 2005 et 2007). Contrairement à ce que croient nombre de musulmans, la " Parole de Dieu " contenue dans le Coran n’a pas été livrée en une fois - comme les Tables de la Loi - mais étalée sur 22 années, entre 610 et 632 de l’ère chrétienne. Ses 6.236 versets ont ensuite été rassemblés en un seul volume, dans un ordonnancement inexpliqué, qui ne tient compte ni de la chronologie, ni des contextes changeants, de leur révélation. Ce qui rend le texte au départ impénétrable. C’est notamment à la faveur de cette difficulté de lecture, que s’est imposé le point de vue, aujourd’hui dominant, selon lequel il est moins important de comprendre la Parole de Dieu que de la réciter et de s’en imprégner. Chaque mot y serait alors à prendre sans recul, au pied de la lettre, partout et toujours. Ce qui conforte l’a priori " littéraliste ", selon lequel, puisque le Coran est la Parole de Dieu, il n’est pas tributaire du temps. Ses versets ne sont pas liés au contexte où ils ont été révélés. Ils sont formulés, une fois pour toutes, pour embrasser tous les contextes possibles. Cela conduit certains jusqu’à l’intégrisme, tandis que d’autres sont déchirés entre leur fidélité à la Parole de Dieu et la conscience qu’ils ont de ne pouvoir adhérer à des prescriptions historiquement dépassées. Mais les uns comme les autres sont piégés par l’a priori " littéraliste ". Ce que démontre Mahmoud Hussein, et qui fait la nouveauté radicale de son essai, bref et lumineux, c’est que cet a priori est réfuté par le Coran lui-même. En effet, Dieu a inscrit Sa Parole dans un contexte historique précis - celui des Arabes du VIIe siècle. Il leur a adressé un message formulé en leur langue, qui répond directement à leurs espoirs et à leurs interrogations, dont les visées spirituelles s’entrelacent souvent à des propos de circonstance. Dans son contenu aussi bien que dans sa forme, le Coran se présente ainsi comme un dialogue entre Ciel et Terre, situé dans un espace et un temps déterminés. Il ne s’agit donc pas, aujourd’hui, " d’historiciser " le Coran de l’extérieur, a posteriori - en étant alors accusé de lui être infidèle - mais au contraire, de lui restituer sa vérité en y retrouvant la dimension historique que Dieu Lui-même y a déposée. |
Consolation de la philosophie.
Auteur(s) : Boèce Date parution : 29/10/2008 Dimensions : 178 X 110 Editeur : LGF Format : Poche Langue : Français Nombre de pages : 323 |
La Consolation de Philosophie de Boèce est un des textes fondateurs de la civilisation occidentale et, pour le Moyen Age, un modèle littéraire, poétique,
philosophique, moral et spirituel dont on ne dira jamais assez l'importance.
Conseiller du roi Théodoric, Boèce est arrêté en 524, torturé, et c'est dans la prison où il attend son exécution qu'il compose cette oeuvre d'une profondeur et d'une beauté stupéfiantes. Il n'est guère de question philosophique qu'il n'aborde, en se fondant sur son immense culture, nourrie de la pensée grecque, et à laquelle il n'apporte de réponse originale et vigoureuse. Quant à la trame littéraire de l'ouvrage, à sa composition, à ses figures, à ses images, elles n'ont cessé d'être imitées dans les siècles ultérieurs et d'inspirer les poètes. |
Solitude de l'incomparable. Augustin et Spinoza.
Auteur(s) : Milad Doueihi Date parution : 19/01/2009 Editeur : Seuil Format : Ouvrage broché Langue : Français Nombre de pages : 194 |
Augustin et Spinoza, une rencontre inattendue entre deux manières de lire et d'interpréter les
récits fondateurs de l'Ancien et du Nouveau Testament.
On a souvent pensé en '"couples" judaïsme et christianisme, élection et grâce, loi et foi, peuple élu et genre humain, nationalisme juif et universalisme chrétien, alliance par la circoncision et cité chrétienne. En historien, philosophe et philologue, Milad Doueihi montre combien Augustin et Spinoza brouillent ces lignes de partage, tout en proposant des perspectives divergentes. Pour Milad Doueihi, le christianisme se considère comme incomparable : une religion qui se pense comme la fin d'une tradition, son accomplissement, sa perfection ultime en une clôture narrative ; il compare pour absorber. Le judaïsme est autrement incomparable : figure d'une séparation, il veille sur son histoire avant de s'ériger en gardien de l'historicité ; il se regarde lui-même, dans son intériorité, afin de se comparer dans l'attente. |
Eduard Munch-Francis Bacon:images du corps.
Frédérique Toudoire, Nicholas Surlapierre, Orizons, coll. "Universités - Domaine littéraire", janvier 2009, 204p. Collection dirigée par Peter Schnyder ISBN : 978-2-296-06369-3 |
Regarder Bacon pour mieux lire (déchiffrer) les toiles de Munch, et réciproquement, puiser dans les
images des corps de Munch pour entrer dans l'univers de Bacon. Mémoriser les analyses de l'un afin d'assembler des indices et avancer dans cette enquête conjointe du corps en peinture.
Qu'est-ce qui se donne à voir dans les représentations picturales du corps : est-il nu, habillé, en pied, de face, de biais ou de dos, caché ou vêtu ? Se montre-t-il ou se cache-t-il ?
Toutes ces questions permettent de cerner comment le corps se positionne dans l'espace pictural, et, par la manière dont il s'empare du tableau, elles donnent à comprendre également la
façon dont un corps peut toucher des peintures qui forment mais qui défigurent aussi les apparences, les visages et les corpulences.
Frédérique Toudoire-Surlapierre est professeur de littérature comparée à l'Université de Haute-Alsace. Elle a publié récemment Que fait la critique ? (Klincksieck, 2008), ainsi qu'un essai intitulé La dernière fois (La Transparence, 2007). Nicolas Surlapierre est conservateur au musée d'Art moderne Lille Métropole, il est également l'auteur d'un ouvrage sur l'artiste Jacqueline Gueux (Snoeck éditions, 2008), ainsi qu'un volume consacré aux Artistes mexicains (Cercle d'art, 2007). |
Journal de deuil.
Roland Barthes, Paris, Éditions du Seuil, coll. " Fiction & Cie", 2009, 308 p. Texte établi et annoté par Nathalie Léger. Ce livre est publié en coédition avec l'IMEC. ISBN : 978-2-02-098951-0 |
Présentation de l'éditeur :
18 août 1978 L'endroit de ma chambre où elle a été malade, où elle est morte et où j'habite maintenant, le mur contre lequel la tête de son lit s'appuyait j'y ai mis une icône – non par foi – et j'y mets toujours des fleurs sur une table. J'en viens à ne plus vouloir voyager pour que je puisse être là, pour que les fleurs n'y soient jamais fânées.
Du 26 octobre 1977, lendemain de la mort de sa mère, au 15 septembre 1979, Roland Barthes a tenu un
journal de deuil, 330 fiches pour la plupart datées, et constituées en un ensemble publié ici pour la première fois.
À noter : La publication en février des Carnets du Voyage en Chine (éd. C. Bourgois) et du Journal de Deuil (éd. du Seuil) a été précédée d'une polémique éditoriale que retrace Le Monde. On peut lire à ce sujet la réponse d'Olivier Corpet et d'Eric Marty et le billet de P. Assouline sur son blog, ainsi que la position du Magazine littéraire, qui, dans son numéro de janvier, propose un dossier "Barthes refait signe" comportant des extraits des deux oeuvres. |
Carnets du voyage en Chine.
Roland Barthes. Carnets du voyage en Chine, 11 avril - 4 mai 1974 Auteur(s) : Roland Barthes Date parution : 02/02/2009 Dimensions : 200 X 120 Editeur : C. Bourgois Format : Ouvrage broché Langue : Français Nombre de pages : 246 |
On ne sait rien, je ne saurai jamais rien : qui est le garçon à côté de moi ? Que fait-il dans la
journée ? Comment est sa chambre ? Que pense-t-il ? Quelle est sa vie sexuelle ? etc. Petit col blanc et propre, mains fines, ongles longs. R. B.
Présentés lors d'une exposition consacrée à Roland Barthes au Centre Georges Pompidou en 2002, ces carnets n'ont jamais été mis à disposition du grand public par ailleurs. La présente édition permettra aux lecteurs de suivre au jour le jour les réflexions, impressions et commentaires qu'ont suscités chez Roland Barthes sa découverte de la Chine. La publication inédite de Carnet de voyage en Chine est accompagnée de la remise en vente des textes du Colloque de Cerisy consacré à Roland Barthes en 1977 ainsi que de L'écriture même : à propos de Roland Barthes de Susan Sontag et de Roland Barthes, vers le neutre de Bernard Comment.
« Il ne cherchait pas du tout à plonger et à devenir, autant que faire se peut, l'autre ; il restait
lui-même et prenait de l'ailleurs ce qui se trouvait lui convenir, soit par l'insolite des situations, qu'il qualifiait alors de “romanesques”, soit pour le sens que, toujours sur un
détail, il en tirait. […] On aurait tort de conclure de là qu'il restait aveugle ou indifférent aux situations economico-politiques : il les analysait et les jugeait froidement ; mais
ce n'était pas un thème sur lequel il aimait orienter la conversation : il y voyait probablement un passage obligé, un effet de surmoi, auquel il résistait avec le même entêtement qu'il
mettait à refuser de céder aux prescriptions de la visite aux musées. Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'il campait dans son être avec une gentillesse et une finesse telles que s'en
dégageait une figure non pas de refus mais d'accueil. […]
Il était ainsi comme voyageur ce qu'il pouvait être. Présent et absent, subtil et concret, gai et replié sur soi, analyste extraordinairement pénétrant et précipité dans l'instantanéité du désir, radicalement étranger à la mythologie du voyage qu'il transmuait dès qu'arrivé en une autre modalité de l'habiter. » (François Wahl) |
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L'Uchronie
de Eric-B Henriet (Auteur), Emmanuel Carrère (Préface) Editions Klincksieck ISBN-EAN13 : 9782252037102 |
Et si Ponce Pilate avait gracié Jésus ? Si Hitler était mort en 1930 dans un accident de voiture ?
Si Napoléon avait gagné à Waterloo ? La suite de l'histoire du monde en eût été changée… Contrairement à d'autres formes de littérature de l'imaginaire où l'inventivité ne se donne pas
de limites, dans l'uchronie il s'agit de réécrire une histoire probable à partir d'un point où les faits auraient pu diverger.
L'uchronie (u préfixe négatif + chronos, temps) est, disait son fondateur Charles Renouvier, une « utopie appliquée à l'histoire », c'est-à-dire l'histoire « refaite logiquement telle qu'elle aurait pu être ». Le présent ouvrage, écrit par le spécialiste français de l'uchronie, propose définitions, descriptions et comparaisons qui permettent de saisir toutes les nuances de ce genre fascinant où la fantaisie rejoint souvent la méditation philosophique et la réflexion historique. |
Le Traité des trois imposteurs : Histoire d'un livre blasphématoire qui n'existait pas.
Georges Minois (Auteur) |
Imaginez un livre-fantôme, pourvu seulement d'un titre. Ajoutez que ce titre, privé de texte, serait à lui seul assez sulfureux, assez scandaleux, assez terrifiant et fascinant pour alimenter un flot de rumeurs dans l'Europe entière, plusieurs siècles durant. Imaginez enfin que cette oeuvre introuvable finisse un jour par être rédigée : à force d'en entendre parler, quelques auteurs se décident à la réaliser. Les manuscrits alors prolifèrent, anonymes et clandestins, tous dissemblables, pourtant tous affublés du même titre, infamant et fameux. On passe ainsi d'une monstruosité à une autre : hier titre sans oeuvre, cet épouvantail s'est métamorphosé en une multitude de publications distinctes, mais intitulées identiquement. Cette folle affaire est une histoire authentique. Les experts la connaissent, et à son sujet les recherches savantes sont légion. Georges Minois en retrace l'essentiel à l'usage des non-spécialistes, dans un ouvrage mi-instructif et mi-insolite, qui porte à son tour le titre qui fit tellement parler : Le Traité des trois imposteurs. On commence à entendre parler d'eux dès le XIIIe siècle. Qui sont-ils ? Les fondateurs des trois monothéismes : Moïse, Jésus, Mahomet. Ce qu'on attribue alors à ce libelle diabolique, c'est bien d'affirmer que les trois religions qui se partagent le monde connu ne sont que mystifications, farces sinistres, exploitations éhontées de la crédulité humaine. Négation totale de toute révélation divine ? Blasphème absolu ! En 1239, le pape Grégoire IX accuse l'empereur Frédéric II d'avoir proféré ces horreurs. Par la suite, la paternité du traité introuvable est attribuée à ceux qu'on veut diffamer. Personne ne l'a lu, chacun le rêve à sa guise. Il fascine les inquisiteurs comme les esprits libres. Parmi les auteurs supposés : Frédéric II, son conseiller Pierre des Vignes, mais aussi Averroès, Maïmonide, plus tard le Genevois Jacques Gruet ou le philosophe Guillaume Postel. C'est aussi une histoire de la libre pensée, et des chemins qui mènent à l'athéisme moderne, qui se dessine quand on suit les tribulations de cette oeuvre imaginaire. En 1719, à La Haye, elle cesse de l'être. Le traité n'est plus un bruit qui court. Cette fois, c'est un opuscule imprimé. Mais qui l'a écrit ? Giordano Bruno, Spinoza, John Toland ? Leurs noms circulent. Il s'agit en fait d'un montage de textes. Les diverses combinaisons, complexes à démêler, exercent la sagacité des chercheurs. La suite appartient à l'histoire connue de l'athéisme : le baron d'Holbach édite et diffuse le traité en 1768, Voltaire le combat. Finalement, cette insolite saga offre bien des sujets de méditation. Sur l'histoire de l'incroyance. Sur les avantages des textes qui n'existent pas sur ceux qu'on peut lire. Sur la supériorité des livres qui se réduisent à un titre par rapport à ceux qui noircissent des pages et des pages. Sur les pouvoirs de l'imagination et de la rumeur. Sur l'espérance de vie des épouvantails. Au choix...
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L'islam sans soumission : pour un existentialisme musulman.
Abdennour Bidar Broché: 288 pages Editeur : ALBIN MICHEL (15 octobre 2008) Collection : L'islam des Lumières |
Comment sortir l'islam d'une tradition millénaire qui situe le fidèle dans une soumission absolue à un Dieu écrasant de puissance, réclamant
de l'homme une servitude d'esclave obéissant, consentant, sans condition ? A. Bidar propose une relecture du Coran appelant au redéploiement de la notion de califat, qui, dans le
Livre saint porte un sens strictement ontologique et existentiel, caractérisant notre condition, assignant à l'homme, en son séjour sur terre, la tâche d'être héritier de Dieu, son
calife, le mot calife voulant dire en arabe héritier, sens à privilégier dans la polysémie qui le colore. Et, par cette interprétation, il est possible de frayer une
voie où cheminer conduisant à la sortie de la religion. Ainsi, l'islam pourrait, lui aussi être contemporain du christianisme en s'adaptant au désenchantement du monde par
des matériaux et des moyens qui lui sont propres.
Présentation de l'éditeur
Des siècles de traditions idéologiques ont enfermé l'islam, l'assimilant à la seule soumission à un Dieu dont les hommes ne seraient que les serviteurs - créatures supérieures aux
autres, certes, mais dénuées de tout libre arbitre. Et si l'islam était au contraire la chance pour l'humain de naître à sa pleine souveraineté, en tant qu'héritier d'un véritable
pouvoir divin ? Si être musulman ne signifiait pas se soumettre éternellement mais au contraire se conduire en " immortel " et assumer en soi cette part de transcendance ? Abdennour
Bidar, après avoir fondé son concept de self-islam, nous offre ici une manière radicalement moderne de lire le texte coranique et a l'audace d'édifier un nouvel existentialisme, non
plus athée ni chrétien, mais pleinement musulman. Ce sont ainsi des contrées jamais explorées que défriche pas à pas le philosophe, porté par un souffle inédit : l'espoir que l'islam
puisse s'ouvrir à de nouveaux horizons. Vous êtes cadre ou futur-cadre ? Vous recherchez un emploi ou vous vous apprêtez à répondre à une offre de travail ? Alors, vous allez bientôt
devoir passer l'épreuve des tests de recrutement ! Comme tout autre examen ou concours, les tests se préparent à l'avance et requièrent un minimum d'entraînement. Cet ouvrage,
spécialement conçu pour les cadres, présente les tests numériques les plus fréquemment utilisés dans les épreuves destinées aux membres de l'encadrement. Vous y trouverez : Les
explications des mécanismes des principaux tests de nombres ; De nombreux exemples avec des solutions commentées ; Des épreuves de niveau progressif, pour s'entraîner et élaborer des
stratégies gagnantes ; Des check-list qui résument les principaux points à ne pas oublier.
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Oeuvres complètes, tome 1 : Premiers écrits 1922-1940
GEORGES BATAILLE Relié: 689 pages Editeur : Gallimard (3 juin 1970) Collection : Blanche |
Si c'est seulement en 1943, avec L'Expérience intérieure, que la pensée de Georges Bataille commencera à être connue, elle se développait depuis déjà plus de vingt
ans dans un secret que l'amitié seule était parvenue à percer. 1922 : sa thèse de l'École des chartes lui ouvre une carrière de bibliothécaire qui, jusqu'en 1942, se déroulera à la
Nationale. Affecté en 1924 au Cabinet des Médailles, il collabore en marge de ce poste à la revue de numismatique Aréthuse. 1926-1927: cure psychanalytique dirigée par le Dr A. Borel;
publication en 1928 (sous le manteau) de l'Histoire l'œil; rupture (après des contacts distants) avec André Breton. 1926-1930: direction de la revue Documents. 1931: L'Anus
solaire (tiré à 100 exemplaires). Après son éviction de Documents, participe à La Critique sociale, organe du
Cercle communiste démocratique que dirige B. Souvarine. Il y rencontre celle dont, après avoir partagé la fin d'une vie brûlante (elle meurt en 1938), il publiera sous le nom de Laure
les écrits posthumes. 1935: au moment du Front Populaire, allime le groupe «Contre-Attaque» (Union de lutte des
intellectuels révolutionnaires). En 1933-1934 de premières difficultés de santé l'avaient obligé à prendre des congés au cours desquels il connut une illumination qui aboutira -
après un entraînement méditatif entrepris au printemps 1938 - à L'Expérience intérieure: trois fragments en paraissent en 1935 et 1936 : Le Labyrinthe, Le Bleu du ciel et Sacrifices,
publiée en collaboration avec le peintre André Masson. Avril 1936: rejoint ce dernier en Espagne (Tossa de Mar) et prépare une revue: Acéphale d'où naîtra une société secrète qui
poursuivra ses activités de 1937 à 1939 parallèlement au Collège de Sociologie sacrée. De 1937 à 1940 : nombreuses collaborations (à Verve, Mesures, la N.R.F., Cahiers d'Art...). En
marge de ces écrits et conjointement avec la méditation des écrits de Sade, Nietzsche, Hegel, Marcel Mauss, les amitiés de Michel Leiris, André Masson, Raymond Queneau, Jean Whal,
Alexandre Kojève, Pierre Klossowski, Roger Caillois sont le seul écho que suscite encore cette pensée dont la fonction dominante dans l'élaboration de notre espace idéologique n'est
apparue que depuis peu.
DENIS HOLLIER.
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Lou-Andreas Salomé.
de Dorian Astor (Auteur) |
Présentation de l'éditeur
Romancière, essayiste, psychanalyste, Lou Andreas-Salomé (1861-1937)
est avant tout un esprit libre. A vingt ans, elle fait le pari d'une amitié philosophique avec Nietzsche, et joue avec le feu de son amour. A trente, compagne de Rilke, elle le guide
sur la voie de la création, et se dérobe à sa passion. A quarante, elle est accueillie par Freud comme sa disciple la plus intelligente, et lui fait accepter ses hérésies. Femme parmi
les hommes, elle a rêvé d'un " monde de frères ", de mariage sans sexualité, de maternité sans procréation, d'inconscient sans pulsion de mort. Philosophie, poésie et psychanalyse ont
été les instruments d'une seule grande affirmation : le lien indissoluble entre l'individu et la vie tout entière. Lou Andreas-Salomé n'aura eu qu'une obsession - qui est aussi le titre
d'une de ses nouvelles : " le Retour au Tout ".
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Repartir à zéro : Comme si la peinture n'avait jamais existé (1945-1949)de Eric de Chassey (Auteur), Sylvie Ramond (Auteur) |
1945 1949. Repartir à zéro, comme si la peinture n 'avait jamais
existé propose d'explorer le foisonnement de la création dans l'immédiate après guerre en réunissant une sélection riche de près de deux cents œuvres tableaux, sculptures, arts
graphiques et photographies - d'artistes de grand renom, mis en regard avec des talents moins célébrés aujourd'hui.
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La Genèse au féminin.Féondité de l'esprit et pensée biblique.
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Au-delà d'une organisation exemplairement complexe, Alain Monestier perçoit dans les textes
bibliques un mode de pensée singulier, propre selon lui à provoquer une mutation décisive de nos mentalités. Derrière le thème de l'amour conjugal - que la Bible utilise comme modèle de
la vie de l'esprit - il décèle en effet la présence d'un " paradigme de fécondité " qu'il trouve tout à fait en accord avec la nature foncièrement créatrice de l'esprit humain et avec
la capacité de l'homme à devenir cet " être source " dont parlait Maurice Zundel. Scrutant les récits et les mettant en perspective, il s'efforce de montrer qu'à travers l'union des
sexes la Bible nous représente la pensée comme le produit d'un accord amoureux et poétique qui marie l'idéation et le rêve ; nous appelant ainsi à découvrir le rôle éminent du " féminin
" dans la vie féconde de l'esprit et à entrer dans une relation " mystérieuse " dont le processus apparaît curieusement cohérent avec les données de la science
contemporaine.
Biographie de l'auteur Alain Monestier, né en 1945, partage sa vie entre la peinture (il est ancien élève de l'Ecole des Beaux-Arts) et les sciences humaines (il est chercheur dans un grand musée d'ethnologie). Il s'est particulièrement intéressé aux processus de création à l'œuvre dans l'activité littéraire et artistique, notamment dans la culture populaire. Résolument pluridisciplinaires, ses recherches ont été éclairées par une fréquentation quotidienne de la Parole de Dieu. |
Bibliothèque humaniste idéale de Pétraque à Montaigne.
Rassemblé et présenté par Jean-Christophe Saladin Editeur : Les belles lettres |
Venus des quatre coins de l'Europe, les Humanistes ont initié les valeurs qui sont aujourd'hui les
nôtres. Fidèle à la tradition des Belles Lettres de partager avec le plus grand nombre la culture humaniste, cette bibliothèque idéale raconte l'histoire de ce grand mouvement
intellectuel né dans l'Italie du XIVe siècle avec des textes aussi fameux que le Discours de la dignité de l'homme de Pic de la Mirandole, l'Éloge de la folie d'Érasme ou le truculent
Gargantua de Rabelais, agrémentés de quelques perles aussi rares qu'inattendues, telles que les Facéties obscènes en latin élégant du Pogge ou encore L'Art d'élever des poules en
période de guerre civile de Le Choyselat.
Jean-Christophe Saladin, directeur de la collection Le Miroir des humanistes invite le lecteur à
parcourir cette bibliothèque idéale avec pour guides Boccace le conteur merveilleux, Mélanchthon le précepteur de l'Allemagne, Bembo l'élégant naturaliste ou l'Arétin le paillard
converti.
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Plotin et Lacan : La question du sujet |
Qui est vraiment avisé, hors quelques rares élus, combien la psychanalyse de Lacan est sous-entendue
par la théologie négative, et en remontant d'Eckhart au Pseudo Denys, puis en deçà du Pseudo Denys, par la "théologie" de Plotin, qui plonge dans l'inconnaissance de notre origine?
C'est ce que fait lumineuement resortir Serge Tribolet, psychiatre lacanien, dans une étude où la clarté le dispute à l'érudition: "Ce n'est pas moi qui dis authentiquement je - parce
que je est bien plus que moi…"
Comme si en définitive, la question de Dieu (ou du divin), ne pouvai jamais être close, et en toute pensée ne se tînt que d'un lieu clos hors de tout lieu qui est notre vérité la plus sure… |
Leo Strauss, foi et raison |
Dans son essai, publié par, la récente et exigeante maison r Beauchesne, Gérald Sfez tente de montrer que toute l'œuvre de Strauss a tourné autour de la question suivante: comment lutter efficacement contre le nouveau mal du siècle, le nihilisme, et son pendant inévitable, le fanatisme tyrannique? La réponse: en luttant contre le principal acquis des Lumières, le relativisme culturel.
Pour Strauss, les hommes, pour être en paix, doivent être attelés à une loi universelle, présente
dans l'Ancien Testament d'après lui, afin d'y trouver une éthique qui leur permettrait de vivre ensemble. Le penseur dénonce la cœxistence de deux mondes qui ne s'entendent pas:
l'Occident et l'Orien, bien que l'un fasse semblant d'écouter l'autre. Pour être en paix, les hommes doivent avoir des droits, certes, mais surtout des devoirs, le devoir nreligieux,
qui ne doit pas être soumis à discussion. Là se situe la limite entre foi et raison. En somme, «nous avons perdu toutes les traditions faisant tout simplement autorité auxquelles nous
puissions nous fier…et cela parce que nos maîtres ont cru à la possibilité d'une société purement et simplement rationelle".
Avant tout, la pensée e Strauss est une pensée du retour à la foi comme principe de cohérence du monde, quand elle ne se place pas en doctrine culturelle, donc uniculturelle. |
La religion de sade |
Sade incarne depuis deux siècles la figure la plus extrême de l'athéisme et de la perversion. Aucune oeuvre n'est plus violente à l'égard de Dieu, de la religion, de la théologie, que celle du " divin " marquis. Aucun homme n'a poussé le blasphème et la profanation aussi loin. À tel point qu'il peut paraître curieux de consacrer un livre à ce que Sade pense de la religion, tant l'affaire semble entendue : Sade n'est-il pas tout simplement athée ? Athée, sans doute, mais pas tout simplement. Qu'a-t-il donc à dire sur la religion ? Que dissimule ce déchaînement de rage ? Pourquoi Dieu est-il omniprésent ? Pourquoi Sade connaît-il par cœur la Bible ? Pourquoi consacre-t-il des dizaines de pages au dogme de l'immortalité de l'âme, à la confession ou au péché originel ? Pourquoi son œuvre a-t-elle malgré tout une indéniable résonance chrétienne ? Comment articule-t-il la religion avec le sexe, la morale, la justice, la politique ? C'est à ces questions que l'auteur tente de répondre, en s'appuyant sur la biographie, la correspondance de Sade ainsi que la totalité de son œuvre.
Aborder le marquis de Sade par la question religieuse, voilà qui peut surprendre. Pour lever tout
malentendu, précisons que cet ouvrage prend place dans une collection dont l'objectif est de donner accès à l'reuvre d'un philosophe en y dévoilant ses convictions personnelles et sa
conception de la religion. Ce à quoi parvient avec brio Jean-Baptiste Jeangène Vilmer qui montre, dans un style incisif et alerte, « comment et pourquoi la religion joue un rôle
fOndamental» au sein de l' reuvre du « divin» marquis. Où l'on voit que Sade connaissait bien ses classiques en théologie. Car sa critique radicale du christianisme, catholique avant
tout, s'appuie sur une démolition méthodique des dogmes chrétiens. Mais elle est aussi, et surtout, politique. Pour Sade, la religion est « un moyen de la tyrannie », explique l'auteur.
C'est pourquoi il en a fait, bien avant Marx, un opium du peuple. Résolument athée et libertin, partisan de la séparation de l'Église et de l'État, Sade n'en défendait pas moins la
liberté des cultes, n'imaginant pas leur disparition possible. Au-delà de sa sulfureuse réputation, on découvre un Sade philosophe, dont la place est justifiée dans une collection qui
se propose de fournir aussi à ses lecteurs les outils d'une pensée critique de la religion.
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Platon, oeuvres complètes |
Platon inaugure, par l'intermédiaire de Socrate, ce geste intellectuel primordial : s'interroger,
sans préjugés, sur ce qui fait que la vie de l'homme et de la cité vaut d'être vécue. C'est pourquoi nous n'avons pas cessé d'être les contemporains de Socrate qui, dans les rues
d'Athènes et sur la place publique, discutait avec ceux qui l'entouraient de ce qui fait la valeur d'une vie humaine, de ce qui motive telle ou telle action individuelle ou civique, des
buts que poursuivent l'individu et la cité. Cette édition comprend la totalité des dialogues de Platon, ainsi que la traduction inédite des œuvres douteuses et apocryphes. Elle comporte
en outre une introduction générale, des notices de présentation pour chaque dialogue, des annexes, un index des noms propres et des notions, et un répertoire des citations, qui
permettent à tous, néophytes ou familiers, de redécouvrir Platon.
Biographie de l'auteur Luc Brisson est l'un des meilleurs spécialistes de l'œuvre de Platon. Directeur de recherche au CNRS, il a traduit et commenté de nombreux dialogues de Platon, le livre III de Diogène Laërce, plusieurs traités de Plotin, et des ouvrages de Porphyre et de Jamblique. Il est également l'auteur d'études de référence sur l'histoire de la philosophie et de la religion dans l'Antiquité. |
La cinquième cavalière
Jean-Luc Berlet Editon La Romaine |
Né le 14 janvier 1966, Jean-Luc Berlet est docteur en philosophie à la Sorbonne. Il est enseignant
en philosophie, sciences humaines et littérature à l'ISG de Paris et à l'INT d'Evry.
Déjà auteur de deux essais, La Cinquième Cavalière est son troisième ouvrage. Jean-Luc Berlet est aussi fondateur et président d'Accord-philo, une association intellectuelle qui organise régulièrement des cafés philosophiques à Paris afin de libérer la pensée du carcan conformiste qui lui est imposé aujourd'hui... Vous pouvez retrouver Jean-Luc Berlet dans cette initiative sur le site. |
Le principe responsabilité: une éthique pour la civilitation technologique.
Hans Jonas trad. Jean Greisch Flammarion Collection Champs. Essais, n° 784 - réed. avril 2008 |
Les morales traditionnelles sont devenues inopérantes en particulier pour les décideurs politiques.
Hans Jonas propose une reformulation de l'éthique autour de l'idée de responsabilité, sous ses différents aspects (naturelle et contractuelle), et voit dans les parents et les hommes
d'État deux modèles essentiels ; il discute les idéaux de progrès et les utopies (d'où le titre qui rappelle Le Principe espérance d'Ernst Bloch) et dessine une philosophie de l'«
espérance responsable » fondée sur le respect. L'accueil réservé à cette grande oeuvre - des philosophes aux décideurs politiques et des pédagogues aux scientifiques - témoigne de
l'actualité d'une telle réflexion.
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Lire à Rome.
Catherine Salles Editeur Les Belles Lettres 23,00 € |
Considérer l'écriture et le lecteur, non pas dans l'abstrait, mais dans leur dimension sociale à
l'aide de la relation triangulaire entre écrivain, livre et public, c'est le propos de cet ouvrage qui étudie la situation de l'auteur dans la société romaine du Ier siècle
de notre ère, le mode de diffusion de ses œuvres et les différents publics concernés, intellectuels ou populaires. À cause du rôle exceptionnel joué par la création littéraire au début
de l'Empire, se développent à Rome des institutions originales comme les lectures publiques ou les grandes bibliothèques impériales. Production de l'imagination, le livre est en même
temps bien de consommation, ce qui lui donne une place spécifique dans la société, puisqu'il doit répondre aussi bien à l'inspiration propre à chaque écrivain, aux goûts du public et
aux impératifs commerciaux.
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Les années 1930- la fabrique de "l'homme nouveau".
Jean Clair , Pierre Théberge , Mayo Graham , Didier Ottinger , Collectif Paru le : 04/09/2008 Editeur : Gallimard (Editions) 56,05 € |
Succédant aux Années folles, les années 1930, entre la crise économique de 1929 et le déclenchement
de la Seconde Guerre mondiale, sont une décennie sombre.
Des régimes s'installent ou se consolident, autoritaires, voire totalitaires, souvent guidés par des " chefs " qui leur donnent leur nom : franquisme en Espagne, stalinisme en Union soviétique, national-socialisme en Allemagne, fascisme en Italie. En dehors de traits semblables de gouvernement, une idéologie leur est commune : la volonté de créer ce qu'ils appellent tous un " Homme nouveau ", à l'extrême par la rééducation sociale et par l'élimination des classes " bourgeoises " (URSS), mais aussi par une politique raciale d'élimination des peuples déclarés " dégénérés " et des êtres dont la vie est jugée " indigne d'être vécue " (Allemagne).
Cette idéologie qui touche directement à l'image que nous nous
faisons de l'homme et de sa représentation, atteint bien sûr le domaine de l'art. Les années 1930 sont à la fois une époque où l'on représente un homme sain, vigoureux, athlétique,
sportif, " eugénique ", mais aussi une époque où les courants de l'avant-garde, expressionnisme et surréalisme, sont proscrits. D'une part, on fait
appel aux exemples " éternels " de la beauté grecque " indépassable", de
l'autre, on interdit les représentations jugées malsaines ou " dégénérées ".
Les années 1930 commencent par une rêverie plus ou moins
innocente sur le thème de l'œuf originel, de la germination, de la croissance harmonieuse d'un tissu tout à la fois biologique et social, mais elles s'achèvent sur les cadavres des
camps de concentration que découvriront, effarées, les armées de libération, en 1945.
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La dernière passion de son éminence.
Guillaume de Sardes Broché: 128 pages Editeur : Hermann (21 août 2008) 18,05 € |
À Rome, dans les années quarante, on ne peut nommer personne de plus distingué que ce vieux
cardinal. Élégant, il fait tailler ses robes dans les plus belles étoffes. Esthète, il collectionne les livres anciens et les tableaux de maîtres. Son esprit est vif, et sa conversation
brillante. Son Eminence ajoute à cela beaucoup de dignité, de politesse, un air du monde, une galanterie et des grâces qui surprennent quiconque la rencontre pour la première fois. Mais
tout cela n'est rien au regard de son goût immodéré pour le sexe : celui-ci stupéfie !
Guillaume de Sardes est né en 1979. Il étudie l'histoire et la philosophie à Dijon puis l'histoire
de l'art à Florence (doctorat). À Dijon, il suit des cours de danse classique au Conservatoire. Parallèlement à ses études, il voyage aux États-Unis, en Australie, en Afrique du Sud, en
Russie, en Jordanie, etc., où il pratique l'escalade et l'alpinisme à haut niveau. En 2003, en Afrique du Sud, il participe à un film regroupant les meilleurs grimpeurs du monde (Fred
Nicole, Bernd Zangerl, Scott Milton...). Depuis 2005, il dirige la collection Danse des Éditions Hermann, dans laquelle a paru, en 2006, son premier livre : un essai sur le danseur
russe Vaslav Nijinsky (Nijinsky. Sa vie, son geste, sa pensée,) et tout récemment une édition critique des Mémoires de Diaghilev. Auteur d'un premier roman en 2007, Giovanni Pico
(Hermann), Guillaume de Sarde publie aujourd'hui, avec La Dernière Passion de Son Eminence, son deuxième roman.
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Dieu et ses images.
Boespflug François 800 pages - éditeur : Bayard.Prix de lancement: 129 € jusqu'au 30 novembre 2008 puis 149 € |
Cette histoire originale du Dieu chrétien à travers ses représentations iconographiques, peintures,
sculptures, etc, depuis l'Antiquité, permet d'illustrer la question de la représentation de Dieu dans l'art, souvent litigieuse et contradictoire. Sur un modèle chronologique, l'auteur
propose de découvrir les images sources de conflits et les images inattendues.
C’est un livre neuf qui révolutionne notre vision de l’art chrétien et de son histoire. Il propose une histoire originale du Dieu chrétien à travers ses représentations iconographiques (peintures, sculptures…), depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. C’est une histoire encore trèsmal connue, contrairement à ce que l’on peut penser, qui a sa propre logique, souvent éloignée de l’histoire politique ou culturelle des sociétés concernées. Avec ce grand livre, le lecteur découvre une nouvelle histoire de Dieu. La question de lareprésentation de Dieu dans l’art a toujours été, et est encore aujourd’hui, souvent litigieuse, voire scandaleuse ou contradictoire. C’est un sujet de division entre les différents monothéismes et les différentes confessions chrétiennes. L’auteur suit un plan chronologique et nous fait découvrir les images les plus importantes sources de conflits et d’interprétations, ou les images inattendues, secrètes qui ont bouleversé à une époque notre conception de Dieu. Ce livre peut se lire et se feuilleter comme un grand livre d’art ou servir de guide et de manuel historique et iconographique. Chaque chapitre est précédé de son plan et de son résumé. 300 oeuvres reproduites et commentées, et parmi elles souvent des oeuvres rares et méconnues. Avec de nombreuses notes et index (thématique, iconographique) et des bibliographies entièrement renouvelées sur la question. |
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