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Expositions. Paul Klee. The velvet underground. Le douanier Rousseau. Charles Gleyre. Carambolage.

PAUL KLEE

L'ironie à l'oeuvre

 

Centre Georges Pompidou

du 6 avril 2016 au 1er août 2016, de 11h00 à 21h00

 

Nocturne jusqu'à 23h tous les jeudis soirs

Le Centre Pompidou propose une nouvelle traversée de l’œuvre de Paul Klee, quarante-sept années après la dernière grande rétrospective française que lui consacra le musée national d’art moderne, en 1969.

"Je suis Dieu", proclamait Paul Klee à 24 ans. La rétrospective présentée au Centre Pompidou nous convaincrait presque qu'il avait raison...

 

Klee musicien ou peintre ?

On le sait, Klee a longtemps hésité entre une carrière de musicien et d'artiste. Né dans une famille de musiciens, il tient le violon dès l'âge de sept ans, est engagé en 1902 comme violoniste d'orchestre à Berne, tout en continuant de suivre des cours académiques de nu, et participe chez lui, avec sa femme Lily au piano, à des quatuors, aimant par-dessus tout Mozart mais ne délaissant pas Beethowen ou Schumann. Entre le coup d'archer et le coup de pinceau, son coeur balance. A l'occasion d'un voyage en Tunisie, en 1914, en compagnie du peintre August Macke, il reçoit l'éblouissement de la lumière, parle de « friandises chromatiques » et admet : « La couleur me possède. Point besoin de chercher à la saisir. Elle me possède, je le sais. Voilà le sens du moment heureux  : la couleur et moi sommes un. Je suis peintre. » Lignes mélodiques, fugues de la ligne ou polyphonie colorée, les inventions de Klee semblent des osciller entre la liberté d'une main bohème et merveilleuse et les pizzicati graphiques plus maitrisés…

Expositions. Paul Klee. The velvet underground. Le douanier Rousseau. Charles Gleyre. Carambolage.

Carambolage (n.m) : terme du jeu de billard. Coup dans lequel la bille du joueur va toucher deux autres billes. fig. : coup double, ricochet. 185 œuvres d’art, issues d’époques, de styles et de pays différents, sont présentées dans un parcours conçu comme un jeu de dominos, où chaque œuvre induit la suivante par une association d’idées ou de formes. Les créations de Boucher, Giacometti, Rembrandt, Man Ray, Annette Messager et d’autres artistes anonymes dialoguent au sein d’un parcours ludique qui revisite notre approche traditionnelle de l’histoire de l’art. 

 

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185 œuvres d’art, issues d’époques, de styles et de pays différents, sont présentées au Grand Palais jusqu'au 4 juillet 2016 dans d'improbables "Carambolages". Giacometti, Rembrandt, Man Ray, Annette Messager et d’autres artistes anonymes dialoguent au sein d’un parcours ludique. Une nouvelle approche de l’histoire de l’art qui a beaucoup amusé le concepteur de l'exposition Jean-Hubert Martin.

 

Le Grand Palais à Paris propose une déambulation au coeur de l'histoire des arts. 185 œuvres, issues d’époques, de styles et de pays différents, se télescopent et se répondent dans un parcours conçu comme un jeu de dominos.

Analogies ou dissonances

 

Association d'idées, intuition, attirance, choc des cultures, chaque œuvre induit la suivante par un savant parcours de forme. "Il y a des comparaisons surprenantes, des associations complètement extravagantes mais si l'on suit le parcours,c'est un jeu", révèle Jean-Hubert Martin, le commissaire de l'exposition qui propose avec humour ses propres "Carambolages". 

 

 

Bartolomeo Passerotti , fin 16e © GINIES/SIPA

Bartolomeo Passerotti , fin 16e © GINIES/SIPA

Un parcours non chronologique assumé 

Toiles, sculptures, objets sont présentés dans des travées parallèles entre lesquelles zigzague le public. Pas de légendes explicatives, mais des petits écrans sur lesquels défilent photos et titres des oeuvres. Pour en savoir plus, il faut se tourner vers le catalogue, objet d'art à lui tout seul : un livre-accordéon où se déploient les photos des oeuvres, deux livrets d'accompagnement, le tout sous emboitage.

Ici pas de grand discours à l'entrée qui vous dit "si vous n'avez pas compris tout ça, c'est que vous allez rater tout le propos de l'exposition".

Jean-Hubert Martin, concepeteur de Carambolages

 

 

Jeu d'échec par Maurizio Cattelan © GINIES/SIPA

Jeu d'échec par Maurizio Cattelan © GINIES/SIPA

Les pépites du non art

Parmi les pièces présentées dans les "Carambolages", on croise le chat de Giacometti, une sculpture étonnante à base de gants et de crayons de couleur, d'Annette Messager, un crâne indonésien du XIXe siècle et des tableaux d'anonymes flamands du XVIe.

 

 

Crâne indonésien du XIXe siècle © France 3 / Culturebox

Crâne indonésien du XIXe siècle © France 3 / Culturebox

 

Parmi les 185 pièces exposées il y a aussi une pépite rarissime. Intitulée "Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique", la peinture présentée au salon des indépendant en 1910 est l'oeuvre du fameux Lolo. L'âne du père Frédé, célèbre figure de Montmartre qui se servit de la queue de son animal pour réaliser le tableau ! "Je pense que tout le monde a dû sentir que ce n'était pas un chef d'oeuvre, dévoile amusé Jean-Hubert Martin, mais c'était une blague de la part des montmartrois pour dénoncer les excès de l'avant-garde de l'époque". 

 

 

Lolo, l'âne du père Frédé auteur d'un tableau présenté au salon des arts de 1910 © Culturebox

Lolo, l'âne du père Frédé auteur d'un tableau présenté au salon des arts de 1910 © Culturebox

 

"Carambolages" détourne l'art avec un grand "A" et assume ce joyeux festival qui fait tourner la tête dans tous les sens. 

Expositions. Paul Klee. The velvet underground. Le douanier Rousseau. Charles Gleyre. Carambolage.

Charles Gleyre (1806-1874)  

Le romantique repenti

 

Du 10 mai 2016 au 11 septembre 2016 

Musée d'Orsay - Paris

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Académique, pompier ou romantique repenti ? Voilà toute la question que soulève le musée d'Orsay à propos du peintre suisse Charles Gleyre (1806-1874), dont c'est la première exposition monographique en France. Admiré par Gustave Flaubert ou Théophile Gautier, son art porté par le symbolisme et nourri d'ailleurs, à la suite de longs séjours en Égypte et au Liban dont il revint mourant, fait les délices du débat en un corpus de quelque cent vingt œuvres. D'une grande probité, l'exposition examine le cas Gleyre, sa peinture au raffinement précieux, un peu froide, néo-grecque ou pré-symboliste (Le Soir, 1843), ses échecs de reconnaissance, sa liberté d'aquarelliste lorsqu'il va sur les ruines de Karnak, et enfin son influence sur ses élèves, les futurs impressionnistes, Renoir, Sisley, Bazille ou Monet. On lit là toute une page de vie.

The Velvet Underground

New York Extravaganza

 

du 30 mars au 21 août

 

Espace d’exposition- philharmonie.

Parc de la villette.

 

Du mardi au jeudi : 12h-18h

Vendredi : 12h-22h

Samedi et dimanche : 10h-20h

Du 2 juillet au 21 août 2016 (vacances scolaires)

Du mardi au dimanche : ouverture à 10h

Dernier accès à l’espace d’exposition temporaire : 1h avant la fermeture de l’exposition.

 
Expositions. Paul Klee. The velvet underground. Le douanier Rousseau. Charles Gleyre. Carambolage.

Le groupe mythique fondé par Lou Reed et John Cale en 1965, puis lancé par Andy Warhol, valait bien d'être célébré cinquante ans après. A la Philharmonie de Paris, “New York Extravaganza” fait le pari de conjuguer parcours initiatique et voyage pour initiés. Avec un certain succès.

 

Sous-exposé en son temps, même quand il faisait courir les branchés de New York, objet aujourd'hui d'une exposition d'envergure (« New York Extravaganza », à voir jusqu'au 21 août 2016) à la Philharmonie de Paris, le Velvet Underground a toujours été une affaire d'initiés. Ils sont certes plus nombreux en 2016 qu'en 1966, mais ce nom qui fait si génialement résonner ensemble la douceur moirée du velours et l'obscure âpreté du souterrain, reste un mot de passe murmuré d'une voix sourde à des oreilles averties.

Seule la notoriété ultérieure de Lou Reed, son membre le plus constant, le plus porteur, a jeté un peu de lumière sur cinq années de création musicale aussi intense que son succès commercial a été faible. Chroniques hagardes et aigues du Manhattan des travelos, junkies, etc. (faune alors ignorée par la pop), des morceaux comme Heroin, Waiting for the man ou Sweet Jane étaient condamnés à devenir des classiques intemporels : leur époque les avait rejetés.

 
 

Le douanier Rousseau .

L’innocence archaïque.

 

Musée d'orsay

22 mars - 17 juillet 2016

 
 
Expositions. Paul Klee. The velvet underground. Le douanier Rousseau. Charles Gleyre. Carambolage.

Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque.

Peintre éminemment singulier, Henri Rousseau est un cas unique dans l'histoire de l'art européen. Son oeuvre s'inscrit pourtant dans son temps, au tournant du XXe siècle : en confrontant sa peinture à quelques-unes de ses sources d'inspiration, qui comptent l'académisme comme la nouvelle peinture, et aux oeuvres des artistes d'avant-garde l'ayant intronisé comme père de la modernité, Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque se veut une mise en lumière critique de son art autour d'une réflexion sur la notion d'archaïsme.

L'archaïsme est ainsi le fil conducteur entre les oeuvres de cette exposition, présentée une première fois au Palazzo Ducale de Venise en 2015, avant de rejoindre les salles du musée d'Orsay au printemps prochain. 

 

Les chefs-d'oeuvre d'Henri Rousseau des collections des musées d'Orsay et de l'Orangerie (de La Charmeuse de Serpents à La Noce) seront confrontés aux toiles prêtées par les plus prestigieuses institutions internationales. Des oeuvres de Seurat, Delaunay, Kandinsky ou Picasso mais aussi d'artistes méconnus permettront d'évoquer la richesse des liens qui se tissent autour du Douanier Rousseau, creuset d'une voie originale dans l'exploration de la modernité.

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